Nadine de Rothschild engage une procédure d’héritage contre ses petites-filles

Nadine de Rothschild, 93 ans, engage une bataille judiciaire contre sa belle-fille Ariane de Rothschild et contre des membres de la génération suivante pour récupérer une collection d’œuvres d’art familiale qu’elle entend transformer en musée dédié à son mari à Genève. La conflit familial, exposé par la baronne au micro de RTL, oppose des héritages culturels, des droits de possession et la volonté de créer un lieu patrimonial au cœur de la mémoire familiale.

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Nadine de Rothschild engage une procédure d’héritage contre ses petites-filles
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Nadine de Rothschild, 93 ans, engage une bataille judiciaire contre sa belle-fille Ariane de Rothschild et contre des membres de la génération suivante pour récupérer une collection d’œuvres d’art familiale qu’elle entend transformer en musée dédié à son mari à Genève. La conflit familial, exposé par la baronne au micro de RTL, oppose des héritages culturels, des droits de possession et la volonté de créer un lieu patrimonial au cœur de la mémoire familiale.

Selon les éléments rendus publics, une partie de la collection ayant appartenu à Edmond de Rothschild était conservée au château de Prény, en Suisse, et Nadine de Rothschild affirme en être héritière légitime. Le décès en 2021 de son fils Benjamin, âgé de 57 ans, a ravivé des tensions au sein de la famille autour de la gestion et de la destination de ces œuvres.

Interrogée sur RTL, la baronne a accusé sa belle-fille, Ariane de Rothschild — directrice générale du groupe Edmond de Rothschild depuis mars 2023 et présentée comme propriétaire de la banque familiale — de refuser de restituer la collection. Elle a déclaré : « Je n’ai pas du tout l’intention de laisser à cette personne l’héritage que mon mari m’a laissé. Elle n’a aucun droit sur ma collection. »

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Pourquoi Nadine de Rothschild attaque ?

La baronne affirme avoir reçu légalement de son mari un ensemble d’œuvres qu’elle souhaite aujourd’hui rassembler dans un musée dédié à Edmond de Rothschild, initiative portée par la Fondation Edmond et Nadine de Rothschild. Elle présente ce projet comme une démarche patrimoniale et culturelle, affirmant vouloir préserver et exposer la collection à Genève.

Pour faire valoir ses prétentions, Nadine de Rothschild a saisi la justice contre certaines de ses petites‑filles, démarche qualifiée par Me Didier Bottge, avocat de la famille, dans Paris Match, de rupture d’une unité familiale « entretenue depuis trois siècles ». La baronne a rejeté ce constat, déclarant : « Il n’y avait plus d’esprit de famille, donc je n’ai pas brisé grand-chose. »

Dans son intervention, elle a également évoqué l’absence de lien affectif avec ces héritières : « J’aurais aimé pouvoir les adorer mais je ne les ai jamais vues », et a résumé son sentiment par une remarque sur la place des grands-mères dans les familles recomposées : « Quand il y a deux grands-mères, il y en a toujours une qui perd, et c’est moi ».

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Face aux interrogations quant à son état et aux conseils qu’elle recevrait, Nadine de Rothschild a assuré être maîtresse de ses choix : « J’ai toute ma tête. Je peux mettre les mots les uns derrière les autres », a‑t‑elle affirmé.

Le dossier oppose donc des revendications de propriété et un projet muséal porté par la fondation familiale à des héritiers qui contestent, selon la baronne, la légitimité de cette restitution. Les précisions judiciaires sur la nature des recours engagés et sur l’avancement des procédures n’ont pas été détaillées dans les déclarations publiques reprises par les médias.

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