Mireille Dumas sur sa mort et son testament : « Je demande à ce qu’on abrège mes souffrances »

Mireille Dumas, figure du documentaire télévisuel depuis plus de quarante ans, a livré le 7 février 2026 sur RTL des confidences sur un épisode surprenant de sa carrière et sur ses choix en matière de fin de vie, rappelant qu’elle conserve un testament demandant d’abréger ses souffrances. L’entretien, accordé à l’émission On refait la télé, a mis en lumière son rapport à la mort et à la dignité.

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Mireille Dumas sur sa mort et son testament : « Je demande à ce qu’on abrège mes souffrances »
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Mireille Dumas, figure du documentaire télévisuel depuis plus de quarante ans, a livré le 7 février 2026 sur RTL des confidences sur un épisode surprenant de sa carrière et sur ses choix en matière de fin de vie, rappelant qu’elle conserve un testament demandant d’abréger ses souffrances. L’entretien, accordé à l’émission On refait la télé, a mis en lumière son rapport à la mort et à la dignité.

Journaliste et réalisatrice, Mireille Dumas s’est imposée comme une voix majeure du portrait télévisuel en France. Auteur de documentaires marquants — parmi lesquels Les reclus — et d’archives révélées via l’INA, elle a été saluée pour la qualité de ses rencontres et pour avoir placé l’humain au centre de ses sujets.

Outre sa production pour France Télévisions, Mireille Dumas anime une chaîne YouTube où elle revient sur ses grandes interviews et reçoit parfois d’anciens témoins. Sa présence médiatique se poursuit également par des passages réguliers sur des plateaux radiophoniques et télévisuels.

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Les confidences sur une séquestration, la fin de vie et le testament

Lors de son intervention sur RTL, Mireille Dumas a raconté un épisode resté gravé dans sa mémoire : selon ses propos, elle aurait été séquestrée dans le bureau de son confrère Léon Zitrone, tandis que la femme de celui-ci se trouvait dans la cuisine. Elle dit s’être retrouvée dans le bureau avec un cadreur et un preneur de son, contrainte d’écrire des questions sur une feuille avant de toquer et de passer les questions sous la porte.

Le même entretien a permis à la journaliste d’évoquer le décès de sa mère, décédée à l’âge de 100 ans, et d’aborder plus largement la question de la fin de vie. Mireille Dumas a réaffirmé sa position ancienne sur le sujet : depuis l’âge de 30 ans, elle se dit militante pour le droit de mourir dans la dignité.

Elle a insisté sur la primauté de la qualité de la vie sur sa durée, déclarant que ce critère guide son point de vue : « Ce qui est important pour moi, c’est la qualité de la vie, et pas la longueur de la vie ». Pour elle, la possibilité de choisir sa mort relève d’un droit et d’un souci de préserver la dignité face à la souffrance.

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Interrogée sur la peur de la mort, Mireille Dumas a répondu qu’elle n’en était pas effrayée, évoquant l’idée qu’il n’y avait rien avant et qu’il n’y aura rien après, et relativisant la mort par rapport à la souffrance. Elle a exprimé son inquiétude vis-à-vis des conditions de certains établissements pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) et du traitement réservé aux personnes âgées en détresse.

Enfin, la journaliste a indiqué avoir pris des dispositions personnelles : elle porte sur elle un petit testament dans lequel elle demande, si une situation irréversible survenait, qu’on abrège ses souffrances. Elle a qualifié ce choix de « choix de vie », soulignant qu’il s’agit d’une décision réfléchie et individuelle.

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