Meurtre de Delphine Jubillar : des ossements découverts près de son domicile, analyses en cours
Des ossements ont été découverts le 16 juillet 2026 à proximité de Cagnac-les-Mines (Tarn) lors d’opérations de fouilles menées dans la matinée, relançant l’affaire Jubillar et la question de l’identité des restes retrouvés, selon les informations relayées par BFM TV. Ces découvertes interviennent alors que le mari de la disparue avait déjà formulé des aveux consignés dans un écrit adressé à son avocat et qu’une condamnation l’avait frappé à l’automne.

Delphine Jubillar, née Delphine Aussaguel le 15 novembre 1987 à Gaillac (Tarn), était infirmière en clinique à Albi. Elle a disparu dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020. Selon les témoignages relayés au fil de l’enquête, son époux a indiqué qu’elle avait quitté le domicile familial vêtue d’une doudoune blanche et n’avait emporté que son téléphone.
En juin 2021, Cédric Jubillar avait été mis en examen pour homicide volontaire avec aggravation, les enquêteurs signalant plusieurs incohérences dans ses déclarations. Malgré des fouilles, des analyses du téléphone et du lave-linge, aucun corps n’avait alors été retrouvé et aucune preuve matérielle définitive n’avait été produite publiquement. Le procès de M. Jubillar avait été programmé à la cour d’assises du Tarn à partir du 22 septembre 2025 ; le 17 octobre dernier, il a été condamné à 30 ans de réclusion criminelle pour le meurtre de son épouse.
Les aveux, les analyses et la valeur probante des ossements
La découverte des ossements sur le secteur de Cagnac-les-Mines a été réalisée au cours d’opérations de fouilles menées dans la matinée du 16 juillet 2026, selon les sources médiatiques. Les restes trouvés devront être soumis à des examens médico-légaux pour établir leur identité et tenter de préciser les circonstances de leur mise en place.
Les aveux déjà exprimés par Cédric Jubillar prennent une nouvelle dimension face à ces éléments matériels potentiels. L’avocat du condamné, Maître Pierre Debuisson, a indiqué que son client lui avait remis « un écrit détaillé dans lequel il formule des aveux de culpabilité ». Selon Me Debuisson, au fil des rencontres il a perçu « un homme affaibli » qui a fini par reconnaître sa participation et qui, toujours d’après l’avocat, souhaite « donner une sépulture à la mère de ses deux enfants ».
Sur le plan technique, les analyses ostéo-médicales et l’anthropologie médico-légale peuvent fournir des éléments déterminants plusieurs années après les faits. Philippe Boxho, chef du service de médecine légale de l’université de Liège, a rappelé que des ossements conservent parfois des traces exploitables : en cas de fracture, par exemple, l’os peut garder la déformation liée au traumatisme, ce qui permet d’orienter l’enquête et de confronter des déclarations aux pièces matérielles.
Les examens attendus incluent l’identification anthropologique, les analyses d’ADN et l’examen des lésions osseuses susceptibles d’indicer la cause du décès ou un mode de mise en œuvre d’un traumatisme. Les résultats de ces expertises seront déterminants pour savoir si les restes appartiennent à Delphine Jubillar et pour confronter ces éléments aux aveux et aux pièces déjà versées au dossier.
Des examens médico-légaux doivent désormais être réalisés afin de déterminer si ces restes humains appartiennent à Delphine Jubillar.
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