Marie Trintignant adoptée par un réalisateur français avec l’accord de son père

Marie Trintignant aurait eu 64 ans ce 21 janvier 2026. Fille de l’acteur Jean‑Louis Trintignant et de la réalisatrice Nadine Trintignant, l’actrice a laissé une empreinte durable dans le cinéma français, tant par ses débuts précoces que par une vie familiale marquée par une adoption officielle par le réalisateur Alain Corneau et une fin tragique à Vilnius en 2003.

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Marie Trintignant adoptée par un réalisateur français avec l’accord de son père
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Marie Trintignant aurait eu 64 ans ce 21 janvier 2026. Fille de l’acteur Jean‑Louis Trintignant et de la réalisatrice Nadine Trintignant, l’actrice a laissé une empreinte durable dans le cinéma français, tant par ses débuts précoces que par une vie familiale marquée par une adoption officielle par le réalisateur Alain Corneau et une fin tragique à Vilnius en 2003.

Née le 21 janvier 1962, Marie grandit au sein d’un foyer profondément ancré dans le septième art. Ses parents se séparent alors qu’elle est enfant, mais demeurent unis par un respect mutuel et l’attention portée à leurs deux enfants, Marie et Vincent. Très tôt, entourée de plateaux, de scénarios et d’artistes, elle manifeste une attirance irrésistible pour le cinéma.

Dans la vie de Nadine Trintignant, un autre homme devient progressivement central : le réalisateur Alain Corneau. Leur relation, née sur le plateau de Ça n’arrive qu’aux autres, se transforme au fil du temps en une relation affective durable. Réservé et discret, passionné de musique et de littérature, Alain Corneau s’installe auprès de Nadine et des enfants, devenant un repère pour Marie et Vincent et tentant d’abord de les dissuader de choisir une carrière artistique.

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Adoption et parcours professionnel

À 16 ans, Marie Trintignant obtient un rôle remarqué dans Série noire (1978), signé Alain Corneau, où elle interprète Mona aux côtés de Patrick Dewaere. Le film, porté par une atmosphère sombre et une interprétation intense, contribue à installer son visage et son jeu dans la mémoire des spectateurs. Alain Corneau lui‑même reconnaîtra plus tard l’importance de Patrick Dewaere pour l’existence du film, tout en soulignant la présence marquante de la comédienne.

Après près de trente ans de vie commune entre Nadine Trintignant et Alain Corneau, les deux réalisateurs se marient en toute discrétion en 1998 à la mairie du IIIᵉ arrondissement de Paris. Dans la foulée, Alain Corneau procède à l’adoption officielle de Marie et de son frère Vincent, avec le consentement explicite de leur père biologique, Jean‑Louis Trintignant. Interrogé alors, Jean‑Louis aurait demandé : « Mais ce seront toujours mes enfants quand même ? », question qui traduit la volonté de préserver les liens familiaux malgré la recomposition.

Pour Marie, l’adoption par Alain Corneau n’efface rien des attaches biologiques mais scelle une nouvelle configuration familiale fondée sur l’affection et la loyauté, Corneau apparaissant comme un père de cœur, présent et attentif. Sa présence familale coexiste avec la carrière de l’actrice, qui poursuit ses engagements au cinéma.

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En août 2003, Marie Trintignant est victime d’une agression violente à Vilnius et tombe dans le coma. Elle décède le 1er août 2003. Pendant cette période, Alain Corneau, hospitalisé à l’étranger, vit une impuissance profonde et confiera : « Pas Marie, pas elle ! » Après la disparition de la comédienne, il se consacre à Nadine Trintignant.

Alain Corneau meurt en 2010 et, le 4 septembre de la même année, il est inhumé auprès de Marie. Leur sépulture porte une épitaphe empruntée au poète Percy Shelley : « Paix, paix, ils ne sont pas morts, ils ne sont pas endormis, ils se sont réveillés du rêve de la vie. »

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