Maïté : ses 7 frères et sœurs, la mort de son fils, ses années à la SNCF, « l’horreur » à Paris… tout ce que vous ignoriez sur l’animatrice

Ce 2 juin 2026, Maïté, figure emblématique de la télévision française et ancienne reine de La Cuisine des mousquetaires, aurait célébré ses 88 ans. Disparue le 21 décembre 2024 à l’âge de 86 ans, Marie-Thérèse Ordonez, de son vrai nom, demeure une personnalité marquante du petit écran, reconnue pour sa voix rocailleuse, ses recettes généreuses et ses séquences devenues cultes. Derrière cette image gaie et populaire se cache cependant un parcours de vie bien plus difficile, marqué par une enfance modeste, un départ compliqué à Paris, et de nombreuses épreuves personnelles.

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Maïté : ses 7 frères et sœurs, la mort de son fils, ses années à la SNCF, « l’horreur » à Paris… tout ce que vous ignoriez sur l’animatrice
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Avant de devenir une star de la cuisine télévisuelle, Maïté grandit dans une famille nombreuse de sept enfants à Rion-des-Landes, dans les Landes, où ses parents étaient cultivateurs. Dès son plus jeune âge, elle participe aux travaux agricoles, qu’il s’agisse du labour ou des récoltes, alors que la maison manque souvent de moyens financiers. Elle quitte l’école à seulement 14 ans, celle qui deviendra plus tard l’animatrice culinaire confiant avec franchise à plusieurs reprises qu’« on n’avait aucun sou ». Cette jeunesse rude a façonné sa personnalité entière, directe et sans artifice, trait qui fera sa singularité à la télévision.

Après cette enfance éprouvante, la jeune femme quitte sa région natale pour Paris, où elle travaille comme bonne. Cette période est difficile et elle garde un souvenir amer de la capitale, qu’elle décrit comme « inhumaine et infernale ». Sur un plateau télé en 2008, Maïté confiait avec humour : « Est-ce que j’ai une tête à habiter à Paris ? » Cette déclaration spontanée reflète son attachement profond à ses racines landaises et son rejet viscéral de la vie parisienne.

Un parcours professionnel atypique entre SNCF et télévision

De retour dans les Landes, Maïté mène une vie loin des projecteurs, cumulant emplois modestes et engagements locaux. Elle travaille pendant 22 ans à la SNCF dans un métier aujourd’hui disparu : prévenir les ouvriers des voies ferrées de l’arrivée d’un train à l’aide d’une trompette. Cette fonction, essentielle pour la sécurité sur les rails dans les Landes et les Pyrénées-Atlantiques, révèle une facette méconnue de sa vie avant la célébrité.

Parallèlement, Maïté s’investit dans sa communauté locale, notamment autour du rugby. Elle prépare régulièrement les repas des troisièmes mi-temps pour l’équipe de son village, démontrant déjà son amour pour la cuisine. Sa personnalité haute en couleur retient l’attention du réalisateur Patrice Bellot, qui décide de la filmer. C’est ainsi qu’est née La Cuisine des mousquetaires au début des années 1980, une émission diffusée d’abord sur FR3 Aquitaine, puis à l’échelle nationale.

Aux côtés de Micheline Banzet, Maïté forme un duo de charme : la Parisienne élégante face à la Landaise au franc-parler. Pendant près de quinze ans, elle conquiert le public par son style authentique, ses recettes généreuses et des séquences mémorables, comme la dégustation d’ortolan ou l’anguille assommée au pilon en direct en 1992. Ce moment, à la fois critiqué et devenu culte, symbolise l’audace et la simplicité de l’animatrice.

En dehors de La Cuisine des mousquetaires, Maïté anime également À table !, prête sa voix à la radio et participe à des campagnes publicitaires pour des marques comme Bonux, Rondelé ou William Saurin. En 1995, elle obtient un premier rôle au cinéma dans Le Fabuleux Destin de madame Petlet, ajoutant une nouvelle corde à son arc de femme médiatique appréciée pour sa sincérité et sa présence généreuse devant la caméra.

Épreuves familiales et retrait progressif de la vie publique

Malgré sa popularité, Maïté traverse des moments difficiles dans sa vie privée. Mariée en 1959 à Jean-Pierre Ordonez, elle devient mère d’un fils, Serge, après plusieurs années d’attente. En 2013, Serge meurt des suites d’un cancer à l’âge de 52 ans, un drame qui affecte profondément l’ancienne animatrice. Restée discrète sur cette douleur en public, elle trouve néanmoins un certain réconfort auprès de ses deux petites-filles, Perrine et Camille. Cette dernière se fait d’ailleurs remarquer en participant à l’émission Objectif Top Chef en 2018, perpétuant la tradition familiale autour de la cuisine.

Sur le plan professionnel, Maïté voit son restaurant Chez Maïté, ouvert avec son mari à Rion-des-Landes, placé en liquidation judiciaire en 2015. Sa santé fragile et les difficultés du moment la poussent à s’éloigner peu à peu des écrans et de la vie publique.

Elle passe ses dernières années au sein d’un Ehpad dans sa commune natale. Sa disparition le 21 décembre 2024 suscite une vague d’hommages en France. Le président de la République la qualifie alors d’« ambassadrice de notre cuisine traditionnelle », soulignant son rôle important dans la promotion des saveurs régionales et de la convivialité autour du repas.

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