Madagascar : société civile et Gen Z réservées sur le «Programme de la Refondation»
La publication, samedi 28 février, du document baptisé « Programme de la Refondation » a suscité de vives réactions à Madagascar. Le texte, rendu public par les autorités, a été présenté au siège de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) par le chef de l’État.

La publication, samedi 28 février, du document baptisé « Programme de la Refondation » a suscité de vives réactions à Madagascar. Le texte, rendu public par les autorités, a été présenté au siège de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) par le chef de l’État.
Ce plan fixe une suite d’étapes qui doivent mener le pays à une refonte institutionnelle : l’organisation d’une large concertation nationale, une révision des mécanismes de gouvernance électorale, l’élaboration d’une nouvelle Constitution, puis l’organisation d’une élection présidentielle. Les autorités indiquent vouloir voir l’ensemble du processus bouclé d’ici la fin de l’année 2027.
Chez les organisations de la société civile et parmi les jeunes générations, notamment la « Gen Z », la parution du document n’a pas calmé les inquiétudes. Les collectifs engagés dans la mobilisation citoyenne ont rapidement fait part de leur appréciation critique du contenu.
Selon ces acteurs, le texte manque de clarté sur plusieurs points essentiels : il n’apporte pas suffisamment de précisions sur les principaux défis que le pays doit affronter ni sur la manière dont les transformations annoncées seront concrètement mises en œuvre.
Des attentes de transparence et de précision
Les responsables de la mobilisation citoyenne réclament davantage d’informations opérationnelles : calendrier détaillé, mécanismes de participation et garanties de transparence. Ils estiment que sans ces éléments, le « Programme de la Refondation » reste trop vague pour rassurer la population et permettre un suivi rigoureux du processus.
La réaction des jeunes se distingue par une exigence de participation effective et par la demande que les priorités nationales soient explicitement prises en compte. Pour l’heure, le débat public se concentre sur la nécessité d’une feuille de route plus précise et sur la manière dont la société civile pourra être associée aux décisions à venir.
Articles liés
Détention provisoire de Azannaï: sa famille dénonce des atteintes à ses droits
Côte d’Ivoire : Ibrahim Zigui présente ses excuses au Conseil constitutionnel
Guinée-Bissau: les deux principaux partis d’opposition lancent un appel au dialogue avec la junte au pouvoir
Burkina Faso : tirs nocturnes près de la présidence, tentative de coup d’État écartée