Madagascar : l’état d’urgence énergétique décrété en raison du conflit au Moyen-Orient

Le gouvernement de Madagascar a instauré un état d’urgence énergétique sur l’ensemble du territoire pour une durée de quinze jours, renouvelable. La décision est intervenue mardi 7 avril 2026, à l’issue d’un conseil des ministres extraordinaire.

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Madagascar : l’état d’urgence énergétique décrété en raison du conflit au Moyen-Orient
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Le décret portant le numéro 2026-821, promulgué par le colonel Michaël Randrianirina, a été rendu public immédiatement via les ondes radio et la télévision et s’applique sans attendre une parution au Journal officiel. Les autorités mettent en avant une dégradation des approvisionnements en carburant liée au conflit au Moyen-Orient, une situation jugée suffisamment grave pour menacer le fonctionnement des services publics et l’activité économique.

Le texte confère aux pouvoirs publics des prérogatives exceptionnelles telles que la réquisition éventuelle des stocks, la suspension possible du mécanisme d’ajustement automatique des prix à la pompe et autres mesures destinées à sécuriser les livraisons. Les modalités pratiques n’ont pas encore été précisées par l’exécutif.

Il convient de rappeler qu’au cours des douze derniers mois le tarif des carburants à la pompe à Madagascar s’ajuste en fonction du coût d’achat international, avec une variation maximale mensuelle de plus ou moins 200 ariary. Les annonces gouvernementales laissent prévoir des perturbations à court terme, notamment l’affluence dans les stations-service dès ce mercredi 8 avril 2026.

Pas de coupure constatée pour l’heure

À ce stade, aucun manque d’approvisionnement n’a été signalé. La quasi-totalité des importations effectuées par les quatre opérateurs présents sur l’île provient d’un fournisseur basé à Sohar, port omanais situé à près de 150 kilomètres au sud du détroit d’Ormuz.

Par ailleurs, Madagascar dépend majoritairement de produits pétroliers pour la production de son électricité, ce qui accroît les besoins énergétiques du pays et sa sensibilité aux aléas des marchés internationaux.

Les autorités indiquent être habilitées à prendre des mesures d’urgence pour garantir la continuité des services essentiels, mais n’ont pas encore communiqué de calendrier ni de détails opérationnels sur la mise en œuvre des dispositions prévues par le décret.

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