Madagascar : le nouveau maire d’Antananarivo, Fenoherintsoa Ralambomanana installé

À Antananarivo, le parti TIM a repris les rênes de la mairie après la mise en place d’une délégation spéciale. Lors d’une cérémonie organisée le mardi 21 avril 2026, Fenoherintsoa Ralambomanana, élu du troisième arrondissement, a été installé pour assurer l’intérim de la commune, suite à l’annulation du scrutin municipal de décembre 2024 prononcée en mars 2026 par le Conseil d’État.

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Madagascar : le nouveau maire d’Antananarivo, Fenoherintsoa Ralambomanana installé
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La réception à l’Hôtel de Ville avait des allures de meeting politique : l’assemblée était pleine, des cadres et militants se pressaient dans la salle et les interventions se sont succédé sous des salves d’applaudissements. Le nouveau président de la délégation a pris acte de la lourde tâche qui l’attend, en pointant notamment la gestion des déchets, la réhabilitation des axes routiers et la régulation des marchés informels comme des priorités immédiates.

Lalao Ravalomanana, qui a dirigé la capitale entre 2015 et 2020 et est l’épouse de l’ancien président Marc Ravalomanana, est restée volontairement distante lorsqu’on lui a demandé son appréciation du profil de l’intérimaire et des influences qui pourraient peser sur lui. Elle a évité de se prononcer clairement sur l’éventuelle tutelle politique exercée sur la municipalité.

La désignation n’a pas dissous les interrogations. Le conseil municipal avait proposé deux candidats, refusés, et c’est finalement Michael Randrianirina, président du mouvement de la Refondation, qui a choisi l’élu nommé — une procédure que plusieurs parlementaires proches de la nouvelle équipe jugent floue.

Des réserves quant à la transparence et à la légitimité

Plusieurs observateurs dénoncent l’opacité de la nomination. Certains soulignent l’attachement manifeste de Fenoherintsoa Ralambomanana aux cercles ravalomanistes tout en notant qu’il entretient aussi des liens avec Michael Randrianirina, ce qui complexifie l’analyse de ses loyautés politiques. D’anciens élus regrettent que l’option d’organiser un nouveau scrutin — prévue par la jurisprudence en cas de vacance constatée moins de douze mois avant la fin du mandat — n’ait pas été retenue.

Devant les journalistes, l’édile intérimaire a appelé à un engagement collectif pour remettre la ville en ordre et améliorer les services municipaux. Reste néanmoins la question de l’autonomie dont il disposera face aux pressions partisanes, et à ce jour le Conseil d’État n’a pas fixé de calendrier pour la tenue d’un nouveau vote.

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