Madagascar : arrestation d’un colonel accusé d’avoir fomenté un coup d’État contre le président

La gendarmerie malgache a annoncé, vendredi 17 avril 2026, l’interpellation de Patrick Rakotomamonjy. Officier médecin de grade colonel, il s’était fait connaître ces dernières semaines en publiant des vidéos accusant le gouvernement de transition de pratiques corruptives.

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Madagascar : arrestation d’un colonel accusé d’avoir fomenté un coup d’État contre le président
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Selon les autorités, l’arrestation a eu lieu jeudi 16 avril en soirée dans le secteur de By Pass, à Antananarivo. L’homme a ensuite été conduit au centre pénitentiaire de Tsiafahy, situé à quelque 30 km au sud de la capitale.

Un mandat d’arrêt visant Patrick Rakotomamonjy avait été émis au début d’avril 2026 : la justice l’accuse d’avoir joué un rôle dans un projet présumé visant le président de la Refondation, Michaël Randrianirina. Dans le cadre de cette enquête, onze personnes ont déjà été mises en garde à vue.

Notre correspondant à Antananarivo rapporte que la traque de cet ancien cadre militaire durait depuis plusieurs semaines, alors que les éléments rendant compte de son implication présumée sont au cœur des investigations judiciaires.

Des vidéos largement partagées et des accusations à hauts risques

Avant son arrestation, Patrick Rakotomamonjy s’était illustré en publiant sur les réseaux sociaux une série d’enregistrements où il dénonçait des comportements jugés opaques au sommet de l’État. Il avait notamment ciblé Koufali Daya, homme d’affaires influent réputé proche du chef de la transition, l’accusant d’exercer des pressions sur des membres du gouvernement.

Ce rôle public n’est pas une nouveauté : le colonel avait brièvement dirigé le bureau chargé des doléances à la Présidence pendant deux mois avant d’être relevé de ses fonctions en janvier 2026. L’année précédente, en mai 2025, il avait déjà diffusé une vidéo mettant en cause Mamy Ravatomanga, présenté par certains observateurs comme un « parrain » politique du précédent régime.

Ses interventions divisent l’opinion : certains reprochent au militaire de n’apporter aucune preuve tangible à l’appui de ses allégations, tandis que d’autres Malagasy y voient une démarche courageuse et saluent sa prise de parole contre ce qu’ils perçoivent comme des dérives du pouvoir.

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