Madagascar : À Tamatave les écoles rouvrent quelques jours après le passage du cyclone Gezani
Tamatave (est de Madagascar), lundi 23 février — Les cours ont repris ce matin dans plusieurs établissements de la ville, mais l’entrée des élèves dans les salles se fait au milieu d’un paysage encore marqué par la violence du passage du cyclone Gezani. Branches brisées, tuiles arrachées et débris dispersés signalent la trace laissée par la tempête.

Tamatave (est de Madagascar), lundi 23 février — Les cours ont repris ce matin dans plusieurs établissements de la ville, mais l’entrée des élèves dans les salles se fait au milieu d’un paysage encore marqué par la violence du passage du cyclone Gezani. Branches brisées, tuiles arrachées et débris dispersés signalent la trace laissée par la tempête.
Malgré l’ampleur des dommages subis, la très grande majorité des écoles ont rouvert leurs portes. Des enfants, parfois encore vêtus de vêtements poussiéreux, ont retrouvé les bancs de l’école avec des visages partagés entre joie de se revoir et inquiétude face à l’état des bâtiments.
Les enseignants ont organisé un retour à l’apprentissage souvent improvisé : certains cours se tiennent à l’extérieur, d’autres dans des salles partiellement utilisables. Matériel pédagogique manquant, salles endommagées et absence de confort sont autant d’obstacles auxquels le personnel scolaire tente de répondre au quotidien.
Les communautés locales, aidées par des volontaires, s’emploient à dégager les abords des établissements et à sécuriser les espaces encore jugés dangereux. Des bâches, des planches et des rangements de fortune servent parfois à protéger les élèves et le matériel scolaire en attendant des réparations plus durables.
Entre urgence et volonté de reprendre une vie normale
Les enfants manifestent un besoin évident de routine : la réouverture des classes leur offre un cadre rassurant après les perturbations récentes. Pour beaucoup, l’école redevient un lieu de socialisation et d’apprentissage indispensable à la reprise progressive des activités quotidiennes.
Les inquiétudes persistent néanmoins. Parents et enseignants évoquent la nécessité d’intervention rapide pour consolider les bâtiments fragilisés et renouveler les fournitures perdues. La reprise tient pour l’instant de l’équilibre entre sécurité immédiate et désir de maintenir la scolarité.
Sur le terrain, les efforts se poursuivent : nettoyage, diagnostics des structures et mise en place d’espaces temporaires. Les opérations de reconstruction s’annoncent longues, mais la reprise des cours témoigne d’une détermination partagée à limiter l’interruption du parcours scolaire des élèves.
Articles liés
Bénin: deux ans de prison requis contre Schadrac Houngnibo pour diffusion de fausses nouvelles
Bénin: la HAAC sanctionne Radio Maranatha après des propos faisant l’apologie du crime
Sèmè-Podji: un nourrisson tué à l’arme blanche à Tchonvi Gbakpodji
Cotonou: la SIRAT annonce le lancement des travaux sur l’axe Carrefour Unafrica–Carrefour Cheminot