Macky Sall officiellement candidat au poste de Secrétaire général de l’ONU
L’ancien président sénégalais Macky Sall entre dans la course pour diriger les Nations Unies. Sa candidature a été transmise par le président burundais Évariste Ndayishimiye, au nom de l’Union africaine. Un processus diplomatique exigeant s’ouvre désormais pour espérer succéder à António Guterres en 2026.

L’ancien président sénégalais Macky Sall entre dans la course pour diriger les Nations Unies. Sa candidature a été transmise par le président burundais Évariste Ndayishimiye, au nom de l’Union africaine. Un processus diplomatique exigeant s’ouvre désormais pour espérer succéder à António Guterres en 2026.
L’information circulait depuis plusieurs mois dans les milieux diplomatiques africains. Elle se concrétise désormais. L’ancien chef de l’État sénégalais, Macky Sall, est officiellement candidat au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU).
Selon des sources concordantes, son dossier a été transmis à Annalena Baerbock, présidente de la 80ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations Unies, avec copie à Michael G. Waltz, président en exercice du Conseil de sécurité pour le mois de mars 2026.
Une candidature portée par l’Union africaine
Fait notable : la candidature n’a pas été introduite directement par le Sénégal. C’est Évariste Ndayishimiye, en sa qualité de président en exercice de l’Union africaine, qui a procédé au dépôt du dossier.
Ce choix s’inscrit dans une logique de consensus continental. Lors du 39ᵉ sommet ordinaire de l’UA à Addis-Abeba, à la mi-février, le nom de Macky Sall avait déjà alimenté les discussions en coulisses. Toutefois, aucune résolution formelle n’avait été adoptée à ce sujet à l’issue des travaux.
En soutenant cette candidature, l’Union africaine semble vouloir renforcer le plaidoyer en faveur d’une plus grande représentation du continent à la tête des grandes institutions internationales.
Au Sénégal, le gouvernement actuellement dirigé par le parti Pastef n’a pas officiellement commenté l’annonce. Depuis le départ de Macky Sall du pouvoir, les relations entre l’ancien président et le nouveau régime restent marquées par une certaine réserve politique.
Pour autant, aucun signal public ne laisse penser que Dakar s’opposerait à cette ambition internationale. Le soutien formel de l’État sénégalais pourrait toutefois peser dans les tractations diplomatiques à venir.
Pour espérer succéder à António Guterres, dont le mandat s’achève fin 2026, Macky Sall devra franchir plusieurs étapes décisives.
Le Conseil de sécurité des Nations Unies devra d’abord se prononcer. L’approbation nécessite au moins neuf voix sur quinze, sans veto d’un des cinq membres permanents (États-Unis, Russie, Chine, France et Royaume-Uni). En cas d’accord, la recommandation sera ensuite soumise à l’Assemblée générale pour adoption par acclamation.
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