Lutte contre le terrorisme: la Somalie veut renforcer sa coopération sécuritaire avec le Burkina Faso
Le ministre somalien de la Sécurité intérieure, Abdullahi Sheikh Ismail, a été reçu ce mercredi 6 mai 2026 par le président burkinabè Ibrahim Traoré, à qui il a remis un message de son homologue Hassan Sheikh Mohamud. Cette visite officielle marque la volonté de la Somalie d’intensifier la coopération bilatérale avec le Burkina Faso dans la lutte contre le terrorisme.

Le général Ismail a exprimé le souhait de son pays de collaborer avec Ouagadougou dans les domaines de la formation des forces de sécurité et du partage de renseignements. « Le Burkina Faso et la Somalie font face aux mêmes problèmes, celui du terrorisme. Nous aimerions avoir une collaboration dans le domaine de la sécurité, notamment la formation et le partage d’informations », a-t-il déclaré à la presse.
Les deux nations affrontent des menaces similaires. Au Burkina Faso, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) multiplie les attaques dans le nord et l’est du pays. En Somalie, le groupe Al-Shabaab, affilié à Al-Qaïda, contrôle près de 30 % du territoire, notamment dans le sud et le centre, et continue de mener des attentats à Mogadiscio.
Membre fondateur de l’Alliance des États du Sahel (AES) aux côtés du Mali et du Niger, le Burkina Faso participe à la mise en place d’une force commune de 15 000 hommes pour combattre les groupes djihadistes. Cette alliance, créée en juillet 2024, vise à mutualiser les efforts militaires et à renforcer la souveraineté régionale face aux menaces transfrontalières.
Vers une coopération Est-Ouest contre le terrorisme
L’initiative somalienne intervient dans un contexte où plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest et de l’Est cherchent à coordonner leurs stratégies antiterroristes. Les modalités pratiques de ce partenariat: formation, échanges de personnel, protocoles de renseignement n’ont pas encore été détaillées, mais cette ouverture marque une volonté de convergence africaine face à la menace djihadiste.
Ce rapprochement entre Mogadiscio et Ouagadougou illustre une dynamique nouvelle : celle d’une coopération interrégionale africaine pour contrer les réseaux terroristes liés à Al-Qaïda et renforcer la sécurité collective du continent.
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