L’Union africaine exprime son inquiétude face au retrait des États-Unis de l’OMS
L’Union africaine (UA) s’est déclarée « profondément préoccupée » par la décision du président américain Donald Trump de retirer les États-Unis de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), tout en exprimant l’espoir qu’il « reviendra sur cette décision », selon un communiqué publié mercredi.

Le président de la Commission de l’UA, Moussa Faki Mahamat, a exprimé sa « consternation » face à cette annonce du gouvernement américain. « À une époque où le monde dépend plus que jamais de l’OMS pour assurer la sécurité de la santé publique mondiale, ce retrait est inquiétant », a-t-il affirmé, en espérant que « les autorités américaines reconsidèrent leur position vis-à-vis de vis-à-vis de cette institution clé, dont elles sont membres fondatrices ».
Cette décision suscite des inquiétudes en Afrique, un continent déjà confronté à des épidémies telles que le mpox et le virus de Marburg. L’UA a souligné que les États-Unis ont joué un rôle déterminant dans la création de l’Africa CDC, l’agence technique de l’Union africaine spécialisée dans les urgences sanitaires, qui collabore en étroite collaboration avec l’OMS pour prévenir et gérer les pandémies.
Le décret présidentiel, justifié par le déséquilibre des contributions financières entre les États-Unis et la Chine, a provoqué des réactions internationales. L’Union européenne s’est dite « inquiète », tandis que la Chine a rappelé que « le rôle de l’OMS doit être renforcé et non affaiblir ».
Les États-Unis, principal contributeur et partenaire de l’OMS, avaient déjà envisagé un retrait similaire en 2020, lors du premier mandat de M. Trump. Plusieurs experts avertissent qu’une telle décision priverait le pays d’un accès stratégique aux données essentielles sur la surveillance épidémiologique mondiale, compromettant ainsi ses capacités à prévenir et gérer les menaces sanitaires internationales.
Ce retrait intervient dans un contexte particulièrement préoccupant, marqué par la circulation accumulée du virus de la grippe aviaire H5N1 aux États-Unis, qui a récemment provoqué un premier décès humain début janvier, alimentant les craintes d’une nouvelle pandémie.
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