Libye : cinq suspects arrêtés après des attaques de drones contre des sites énergétiques
Les autorités libyennes ont annoncé l’arrestation de cinq personnes, Libyennes et étrangères, soupçonnées d’être liées à une série d’attaques de drones contre des installations pétrolières et électriques à Tripoli et Zawiya. Le Gouvernement d’unité nationale a déclaré dimanche 6 septembre qu’une opération de renseignement conduite par le ministère de la Défense avait permis de démanteler ce qu’il présente comme une « cellule de sabotage » organisée.

Selon le gouvernement, les suspects seraient impliqués dans des attaques menées en août avec des drones chargés d’explosifs contre des réservoirs pétroliers à Tripoli et Zawiya ainsi que contre une centrale électrique à Zawiya. Les autorités n’ont pas rendu publiques leurs identités ni les nationalités des ressortissants étrangers interpellés.
Le ministère de la Défense affirme également avoir déjoué d’autres projets qui auraient visé une centrale électrique au sud de Tripoli, plusieurs infrastructures jugées sensibles ainsi que des responsables politiques, sécuritaires et militaires. Ces éléments relèvent à ce stade de l’enquête des autorités libyennes et n’ont pas donné lieu à une décision judiciaire établissant la responsabilité des personnes arrêtées.
Les interpellations interviennent après plusieurs semaines d’incidents visant le secteur énergétique dans l’ouest du pays. En août, la National Oil Corporation (NOC) avait fait état d’attaques répétées contre le complexe pétrolier de Zawiya, où des réservoirs de carburant avaient été endommagés et des incendies déclenchés.
Les infrastructures énergétiques sous pression
Le 3 septembre, la NOC avait encore condamné une tentative d’attaque contre le dépôt de carburant de Brega, sur Airport Road à Tripoli. L’entreprise publique avait indiqué qu’un engin volant soupçonné d’être un drone était tombé à proximité d’un réservoir, sans faire de victime ni interrompre les opérations de distribution de carburant.
La répétition de ces attaques a renforcé les inquiétudes sur la protection des infrastructures stratégiques dans un pays dont les recettes publiques restent fortement dépendantes du pétrole. La NOC avait déjà appelé les autorités sécuritaires et militaires à renforcer la protection des dépôts, raffineries et installations électriques.
Le Gouvernement d’unité nationale affirme que l’enquête se poursuit pour identifier d’éventuels autres participants ainsi que les personnes qui auraient planifié, financé, soutenu ou facilité les opérations. Les cinq personnes arrêtées restent des suspects tant qu’aucune juridiction ne s’est prononcée sur les faits qui leur sont reprochés.
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