Les États-Unis soutiennent le vote contre l’esclavage, pas les réparations
Des États africains multiplient leurs demandes de reconnaissance des responsabilités historiques et d’indemnisation, mettant en lumière des divergences marquées au sein de l’Organisation des Nations unies sur la façon d’aborder l’héritage de l’esclavage tout en tenant compte des priorités internationales actuelles.

Dans une communication diffusée par la mission des États-Unis auprès de l’ONU, Washington a inscrit sa prise de position dans une ligne politique plus générale menée sous la présidence de Donald Trump, appelant à un recentrage sur ce qu’elle considère comme la mission première de l’organisation : maintenir la paix mondiale et traiter les conflits en cours.
La mission américaine a estimé que l’ONU avait élargi son champ d’action au-delà de son mandat central, citant notamment des dossiers comme le changement climatique et les initiatives de justice historique comme exemples d’un éloignement des préoccupations immédiates en matière de sécurité. Elle a par ailleurs souligné que le trafic et l’asservissement d’êtres humains demeurent des problèmes contemporains réels et a dit soutenir les efforts visant à les combattre.
Les États-Unis jugent la demande de réparations contre-productive
Au cœur du différend figure une résolution portant sur la traite transatlantique des esclaves, entre le XVe et le XIXe siècle, qui réclame une forme de réparation pour les descendants des personnes réduites en esclavage.
Tout en reconnaissant la gravité historique de l’esclavage, la mission américaine a considéré que le texte manquait de précision et d’éléments concrets pour sa mise en œuvre, exprimant des réserves sur la capacité d’un tel débat à produire des solutions tangibles aux enjeux mondiaux contemporains.
Le Ghana s’est distingué parmi les pays africains en soutenant fermement l’appel aux réparations. Sous la présidence de Mahama, le pays a intensifié ses actions diplomatiques, mobilisé la diaspora et organisé des forums de haut niveau afin de chercher un accord sur l’indemnisation et la responsabilité historique.



