Les États-Unis retirent la Syrie de leur liste des pays accusés de soutenir le terrorisme
Les États-Unis ont annoncé, lundi 24 août 2026, avoir retiré la Syrie de leur liste des États soutenant le terrorisme, une désignation qui pesait sur le pays depuis 47 ans. Le département du Trésor américain a confirmé cette décision, près de deux ans après la chute du président Bachar al-Assad, en décembre 2024, et un peu plus d’un mois après que l’administration de Donald Trump a annoncé son intention de rayer la Syrie de cette liste.

Cette sortie de liste lève une série de restrictions qui limitaient jusqu’ici l’aide américaine à l’étranger, les exportations d’équipements de défense et les transactions financières avec Damas. Elle ouvre la voie à un renforcement des investissements internationaux dans le pays, selon le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent.
Dans la foulée, Washington a également levé la désignation terroriste visant Hayat Tahrir al-Cham (HTS), l’ex-branche syrienne d’Al-Qaïda autrefois dirigée par l’actuel président syrien, Ahmed al-Charaa, arrivé au pouvoir après avoir mené l’offensive qui a renversé Bachar al-Assad.
La Syrie figurait sur la liste des États soutenant le terrorisme depuis 1979, sous le régime de la famille Assad. Washington avait déjà levé une partie des sanctions économiques visant le pays en juin 2025, avant d’annoncer début juillet 2026 son intention de finaliser ce retrait.
Une décision saluée comme une « étape historique »
Le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, a indiqué que cette mesure vise à « favoriser des investissements supplémentaires en Syrie » et s’inscrit dans « la promesse du président Trump de mettre en œuvre un allègement des sanctions ».
Le ministre syrien des Finances, Mohammed Barnieh, a salué une « réussite majeure et historique », qui ouvre selon lui « une porte majeure et longtemps attendue vers un renforcement de l’intégration de la Syrie dans le système économique et financier mondial ».
Ce retrait de liste ne s’accompagne pas d’une levée totale de l’ensemble des sanctions américaines visant certains responsables ou entités liés à l’ancien régime, mais il constitue la principale avancée diplomatique et économique obtenue par les nouvelles autorités syriennes depuis la chute de Bachar al-Assad.
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