Le Pentagone demande 200 milliards de dollars à la Maison Blanche pour la guerre en Iran
Le Pentagone aurait transmis une demande de crédits de 200 milliards de dollars liée aux opérations contre l’Iran, au moment où le président Trump envisage d’envoyer plusieurs milliers de soldats dans la zone.

Cette sollicitation intervient après une analyse qui évalue les dépenses américaines lors des cent premières heures de l’opération Epic Fury à environ 3,7 milliards de dollars, soit près de 891,4 millions de dollars par jour, et à 11 milliards de dollars pour la première semaine.
Selon des sources citées par le Washington Post, le département de la Défense aurait demandé à la Maison-Blanche de saisir le Congrès afin d’obtenir ces fonds.
Freins politiques et options militaires
Il demeurait incertain que la Maison-Blanche accepte de présenter cette requête au Parlement, les démocrates étant majoritairement opposés à l’intervention, tandis que le sénateur libertarien du Kentucky, Rand Paul, vote en général contre le financement militaire, rendant hypothétique l’obtention des 60 voix nécessaires pour empêcher une obstruction au Sénat.
Des informations publiées par Reuters indiquent qu’un responsable américain et trois personnes au fait du dossier ont déclaré que l’administration Trump envisageait de déployer plusieurs milliers de soldats pour renforcer les opérations américaines au Moyen-Orient.
Ces renforts offriraient au président des options supplémentaires alors qu’il considère une extension des opérations américaines, la guerre contre l’Iran entrant dans sa troisième semaine.
Parmi les options étudiées figure la sécurisation du passage des pétroliers dans le détroit d’Ormuz, mission qui serait majoritairement assurée par des moyens aériens et navals, selon des sources.
Cependant, quatre sources, dont deux responsables américains, ont indiqué que la sécurisation du détroit pourrait aussi nécessiter le déploiement de troupes américaines le long des côtes iraniennes.
L’administration a également évoqué la possibilité d’envoyer des forces terrestres sur l’île de Kharg, plaque tournante des exportations pétrolières iraniennes représentant 90 % des exportations du pays, d’après trois personnes informées et trois responsables américains.
Un responsable a précisé qu’une telle opération serait hautement risquée, l’Iran disposant de capacités de frappe contre l’île avec des missiles et des drones.
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