Le Panama rejette l’arbitrage lancé par CK Hutchison après l’annulation des concessions portuaires
Le président panaméen José Raúl Mulino a réagi sur son compte X aux allégations du groupe hongkongais CK Hutchison, qui annonçait le 2 février avoir engagé une procédure d’arbitrage contre le Panama. Dans son message, le chef de l’État a tourné en dérision la prise de position de la société, rejetant sans équivoque ses accusations liées à la décision judiciaire récente.

CK Hutchison, propriétaire d’actifs portuaires historiques, affirme avoir subi d’importants préjudices après que la Cour suprême du Panama a annulé le contrat qui lui conférait depuis 1997 l’exploitation des terminaux de Balboa, côté Pacifique, et de Cristóbal, côté Atlantique. L’entreprise a indiqué vouloir recourir à l’arbitrage international pour contester les conséquences de l’arrêt rendu par la haute juridiction panaméenne.
De son côté, José Raúl Mulino a souligné sur X que la déclaration du groupe ne saurait remettre en cause la primauté du droit dans le pays. Il a insisté sur le respect strict des décisions rendues par le pouvoir judiciaire, rappelant la séparation des pouvoirs comme fondement de l’État panaméen.
Ce nouvel épisode illustre les tensions fréquentes entre investisseurs étrangers et autorités locales lorsqu’une cour nationale revoit des concessions de longue date. Si CK Hutchison choisit effectivement la voie arbitrale, la procédure pourrait s’étendre sur plusieurs mois, opposant des enjeux économiques et juridiques importants au centre des débats sur la gouvernance portuaire et la souveraineté réglementaire du Panama.
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