Le Haut-Commissariat de l’ONU craint un nettoyage ethnique à Gaza et en Cisjordanie occupée
Jeudi 19 février 2026, le Haut‑Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme a exprimé une vive condamnation des opérations menées par Israël dans la bande de Gaza et en Cisjordanie occupée, estimant que leur accumulation suscite des inquiétudes graves pour l’avenir des populations palestiniennes.

Jeudi 19 février 2026, le Haut‑Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme a exprimé une vive condamnation des opérations menées par Israël dans la bande de Gaza et en Cisjordanie occupée, estimant que leur accumulation suscite des inquiétudes graves pour l’avenir des populations palestiniennes.
Dans un rapport publié ce jour, l’instance onusienne pointe une série de pratiques — montée en puissance des frappes, mise à bas systématique de quartiers entiers, entraves à l’acheminement de l’aide humanitaire et transferts forcés — qui, selon elle, semblent converger vers un déplacement durable des habitants.
Le document met en lumière la combinaison de ces éléments et considère que leur conjonction alimente des craintes quant à la possibilité d’un « nettoyage ethnique » visant les Palestiniens sur ces territoires. Le ton choisi par le Haut‑Commissariat traduit une préoccupation élevée face à la situation humanitaire et aux droits fondamentaux menacés.
Sans détailler ici l’ensemble des cas recensés, le rapport insiste sur le caractère méthodique de certaines destructions et sur l’impact direct des restrictions d’accès à l’aide, deux facteurs qui aggravent les risques de déplacement permanent pour des familles déjà vulnérables.
Les éléments signalés par le rapport
Le texte identifie quatre motifs principaux d’alerte : l’intensification des hostilités, la démolition planifiée d’enclaves urbaines, le refus ou l’empêchement d’acheminer une assistance vitale, et des mouvements de population contraints qui, d’après les experts du Haut‑Commissariat, paraissent viser une réinstallation permanente des personnes concernées.
Ces constats, présentés comme le fruit d’observations récentes, appellent selon l’ONU à une attention internationale soutenue et à des mesures visant à protéger les civils et à garantir l’accès humanitaire sur l’ensemble des territoires affectés.



