Le film Gourou n’est pas inspiré d’une histoire vraie, confirme Pierre Niney

Gourou, thriller de Yann Gozlan sorti au cinéma le 28 janvier 2026, met en scène Pierre Niney dans le rôle de Mathieu Vasseur, alias Coach Matt, un coach en développement personnel capable de remplir des salles et d’imposer une emprise. Le film déroule la mécanique d’un séminaire qui bascule : sourire, promesses d’un nouveau départ, puis un détail qui fissure l’illusion et questionne le contrôle exercé sur les participants.

Le · MàJ le
Cinéma
198vues
Le film Gourou n’est pas inspiré d’une histoire vraie, confirme Pierre Niney
Publicité
3 min de lecture
Google News

Gourou, thriller de Yann Gozlan sorti au cinéma le 28 janvier 2026, met en scène Pierre Niney dans le rôle de Mathieu Vasseur, alias Coach Matt, un coach en développement personnel capable de remplir des salles et d’imposer une emprise. Le film déroule la mécanique d’un séminaire qui bascule : sourire, promesses d’un nouveau départ, puis un détail qui fissure l’illusion et questionne le contrôle exercé sur les participants.

La question centrale qui accompagne la sortie en salle a été immédiate : le personnage est-il inspiré d’un gourou réel ou d’une affaire connue ? Au fil des premières séquences, entre discours qui fascinent, relais sur les réseaux sociaux et scènes de groupe, le récit évoque des faits divers familiers. Mais la genèse du film, et la réponse apportée par son interprète principal, déplacent le débat vers la fiction et les ressorts narratifs plutôt que vers une adaptation biographique.

Sur ce point, la position est nette : Pierre Niney a confirmé que Mathieu Vasseur n’est pas le portrait d’un coach réel. Lors de son passage dans l’émission Beau Geste de Pierre Lescure, l’acteur a précisé la nature de sa contribution au projet : « Je lui ai apporté ce sujet : juste l’idée, ce personnage, les grandes lignes. Et puis, il a complètement inventé le film ». Le film assume donc sa qualité de fiction, même s’il puise dans des pratiques observables.

Publicité

Fiction construite à partir de codes connus : paroles, scènes et références

Pierre Niney a expliqué que l’intention initiale était d’explorer « cette capacité à électriser les foules par la parole ». Plutôt que de viser un modèle unique, la création de Coach Matt résulte d’un assemblage de références cinématographiques et de figures archétypales de l’orateur magnétique. Le personnage emprunte consciemment des codes qui rendent la fiction crédible sans la rattacher à un individu identifié.

Parmi les influences évoquées figurent Frank T.J. Mackey de Magnolia, interprété par Tom Cruise, pour la mécanique du show et l’énergie du performeur ; Jordan Belfort de Le Loup de Wall Street, pour l’aptitude à convertir une salle entière ; et le prédicateur de There Will Be Blood, incarné par Paul Dano, pour le magnétisme sous-jacent à une façade de ferveur. Le film cite également L’Emprise comme référence thématique, en explorant jusqu’où peut aller l’éloquence poussée à l’extrême.

Ces emprunts expliquent pourquoi le film paraît proche du réel : il reprend les codes reconnaissables du coaching de masse — la promesse de transformation, la proximité artificielle, la répétition rituelle, l’intensité scénique — et montre comment l’adhésion peut se construire collectivement. L’effet de foule y est représenté comme un vecteur de légitimation : lorsque tout le monde applaudit, la croyance se renforce.

Publicité

Yann Gozlan et Pierre Niney ont ainsi choisi une voie de liberté créative : raconter « la montée, le vertige, et la chute possible » d’un leader de masse sans s’obliger à une chronologie réelle. La démarche privilégie l’analyse des mécanismes — comment une voix peut devenir un pouvoir et comment ce pouvoir peut déraper — plutôt que la traçabilité d’un parcours individuel.

Articles liés

Merci pour votre lecture — publicité