L’Afrique n’a pas besoin de démocratie: l’avis de Wilfried Houngbédji sur TV5 Monde

La déclaration du président burkinabè Ibrahim Traoré, affirmant que « la démocratie, ce n’est pas pour nous », continue de susciter de vives réactions au-delà des frontières du Burkina Faso.

Edouard DjogbénouVoir tous ses articles
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L’Afrique n’a pas besoin de démocratie: l’avis de Wilfried Houngbédji sur TV5 Monde
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Interrogé sur le sujet, le porte-parole du gouvernement béninois, Wilfried Léandre Houngbedji, a tenu à clarifier la position du Bénin lors d’une intervention sur TV5 Monde.
Sans polémique ni jugement direct, Wilfried Léandre Houngbedji a recentré le débat sur la souveraineté des peuples et la singularité des trajectoires nationales.

« Il parle du Burkina. Moi, je suis là pour parler du Bénin », a-t-il déclaré, marquant ainsi une frontière nette entre les choix politiques des deux pays.

Pour le porte-parole du gouvernement Talon, chaque nation demeure libre de définir ses propres mécanismes de gouvernance et ses moyens de progression.
Le responsable béninois a rappelé que le Bénin s’inscrit résolument dans une dynamique démocratique, même si celle-ci implique des réformes exigeantes.

« Nous avons dû faire beaucoup de réformes difficiles, parce que nous savons que la démocratie est un long processus, une quête permanente », a-t-il souligné, insistant sur l’idée que la démocratie ne se résume ni à un slogan ni à un acquis définitif, mais à un effort continu d’adaptation et de consolidation.

À travers cette prise de parole, le gouvernement béninois réaffirme sa volonté de poursuivre son propre chemin institutionnel, fondé sur des réformes qu’il juge nécessaires à la stabilité et à l’efficacité de l’action publique. Une manière de rappeler que, face aux remises en cause régionales du modèle démocratique, le Bénin entend maintenir le cap de ses choix politiques, sans se poser en donneur de leçons.

Il importe de mentionner que bien que le Bénin continue de maintenir ses cycles électoraux, beaucoup à l’interne estime que les fondamentaux démocratiques sont remis en cause depuis 2016.

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