La proposition «Il suffit d’être pauvre pour être honnête» divise l’opinion publique

François Ruffin a officialisé lundi soir, sur le plateau du 20 heures de TF1, sa candidature à la primaire de la gauche en vue de l’élection présidentielle de 2027, en faisant de la proposition d’un chef de l’État rémunéré au SMIC le point central de son message. Face aux téléspectateurs, le député de la Somme et fondateur du mouvement Debout a expliqué vouloir s’adresser « à la France qui se lève tôt », citant « les huit millions de personnes qui ont tenu le pays debout pendant la crise Covid », et a promis une réduction drastique des dépenses de l’Élysée qu’il chiffre à 20 millions d’euros.

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La proposition «Il suffit d’être pauvre pour être honnête» divise l’opinion publique
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François Ruffin a officialisé lundi soir, sur le plateau du 20 heures de TF1, sa candidature à la primaire de la gauche en vue de l’élection présidentielle de 2027, en faisant de la proposition d’un chef de l’État rémunéré au SMIC le point central de son message. Face aux téléspectateurs, le député de la Somme et fondateur du mouvement Debout a expliqué vouloir s’adresser « à la France qui se lève tôt », citant « les huit millions de personnes qui ont tenu le pays debout pendant la crise Covid », et a promis une réduction drastique des dépenses de l’Élysée qu’il chiffre à 20 millions d’euros.

Sur le plateau, Ruffin a été précis dans sa posture : « Je suis candidat à la présidence de la République française » et « je suis un député qui se paie au SMIC, comme président de la République ça sera pareil », a-t-il déclaré. Le SMIC, ou salaire minimum interprofessionnel de croissance, désigne en France le salaire minimum légal ; Ruffin propose que la rémunération présidentielle y soit alignée comme geste politique et symbole d’engagement. Il évalue à « l’équivalent de 400 postes d’infirmiers » les économies permises par la baisse du budget de l’Élysée.

Le député, ancien membre de La France insoumise, a confirmé son détachement de la ligne de Jean‑Luc Mélenchon depuis 2024 et se présente comme le chef de file d’une formation autonome, Debout, tournée vers les classes populaires et hors des appareils traditionnels. Il s’est dit prêt à mener sa campagne « quoi qu’il arrive, avec ou sans la primaire » et vise à collecter 500 parrainages et 100 000 soutiens citoyens pour officialiser sa candidature.

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Réactions et contexte politique

La candidature intervient dans un paysage de gauche fragmenté. Plusieurs figures se sont déjà positionnées pour la primaire — parmi elles, Marine Todelier et Clémentine Autain — tandis que les Insoumis se refusent toujours à s’engager dans ce cadre. Le nom de Raphaël Glucksmann apparaît également dans les discussions, mais certains candidats et formations ont d’ores et déjà écarté la primaire ou affiché des réserves.

Sur les plateaux de radio et de télévision, l’annonce de Ruffin a suscité des réactions vives. Lors de l’émission Estelle midi sur RMC, animée entre autres par Estelle Denis, des chroniqueurs ont débattu de la proposition d’un président au SMIC. Le journaliste David Riolo a critiqué le principe en ces termes : « C’est bien connu, il suffit d’être pauvre pour être honnête ! Je comprends pas cette prise de position, si ce n’est qu’elle vient d’un représentant de la gauche ! » Il a qualifié la sortie de « supercherie », commentaire susceptible d’entraîner une réplique de la part du candidat ou de son équipe.

François Ruffin affirme vouloir faire de son projet un marqueur de rupture avec les pratiques politiques habituelles, insistant sur la nécessité d’une exemplarité « qui doit venir d’en haut ». Ses déclarations sur la rémunération présidentielle et les économies à réaliser à l’Élysée constituent désormais des éléments centraux de sa campagne et nourrissent les débats au sein de la gauche comme dans l’espace médiatique national.

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