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« La mouvance sait que 2023 va se jouer au niveau du perchoir », Iréné Agossa

BeninBénin – Politique"La mouvance sait que 2023 va se jouer au niveau du perchoir", Iréné Agossa

Le contrôle du perchoir de l’Assemblée nationale est l’enjeu majeure des législatives de 2023. C’est du moins ce que pense le président du parti Restaurer La Confiance qui lie l’actualité au sein du parti UP comme la volonté de la mouvance de garder les manettes du parlement en 2023.

Lors d’une récente sortie médiatique, Iréné Agossa, président du parti Restaurer La Confiance a affirmé que le professeur Joseph Djogbénou pourrait être en 2023, le prochain président de l’Assemblée nationale. Interrogé par « Fraternité » sur cette déclaration, le colistier de Corenthin Kohoué à la dernière élection présidentielle estime que l’ancien président de la Cour constitutionnelle ne peut pas démissionner pour être un simple membre de UP.

« Là, nous avons eu raison, notre analyse tient, puisqu’il est devenu directement Président de l’UP. De la même manière, je ne crois pas qu’il a démissionné de la Cour pour être simplement député au parlement. En tenant compte du contexte politique, nous nous projetons qu’il peut être le candidat au perchoir, ce qui est tout à fait normal d’autant plus que le “Talonnisme” n’a fait que ce que nous, nous avons déjà prévu depuis plus d’un mois« , a indiqué l’ancien compagnon des démocrates.

Le combat de 2023 est celui du perchoir…

Il y a en effet quelque temps, le président Iréné Agossa recommande aux partis politiques de l’opposition et apparentés de travailler à l’unité d’action et d’oublier les logos et les guerres de leadership car il ne s’agira pas pour l’opposition d’aller en 2023 au parlement mais de contrôler le perchoir.

« Le combat de 2023 est celui du perchoir. Ce n’est pas le combat d’être simplement député car notre mission en qualité de force de l’opposition est de changer l’ordre des choses sur le plan politique, sur le plan économique, sur le plan social, sur le plan sécuritaire, sur le plan diplomatique… Ça veut dire que nous voulons gérer le parlement en faisant une nouvelle offre« , indique Iréné Agossa à l’opposition.

Pour lui, l’opposition doit contrôler le perchoir en 2023 parce que ce que le gouvernement fait depuis plus de 5 ans n’a pas pu combler les attentes des populations. Pour changer la donne, le président du parti « Restaurer la confiance » pense que l’opposition doit prendre conscience de l’immédiateté de certaines décisions à prendre et des actions à mener. Il s’agit selon Iréné Agossa pour l’opposition de :

  • décider d’une stratégie commune,
  • désigner le probable candidat au perchoir soit par consensus ou par des primaires.

Selon le président du parti RLC, cette démarche, va rassurer l’opposition, rassurer leurs électeurs et va garantir la capacité de réaction de l’opposition face aux résultats des élections.

La mouvance au pouvoir n’ambitionne pas moins le perchoir; rassure Iréné Agossa qui pense qu’il est désormais clair qu’en faisant de Djogbénou Président de l’UP, la mouvance a compris que2023 va se jouer au niveau du perchoir.

« Est-ce que le parlement doit continuer par soutenir l’action du gouvernement comme ça se passe aujourd’hui ? C’est la question que nous allons poser aux populations, ou bien si les populations veulent élire un autre parlement qui fera une autre offre afin de rétablir l’équilibre entre les forces politiques de l’opposition et celles de la mouvance pour contraindre le Chef de l’Etat à changer de politique » s’est demandé Iréné Agossa qui pense que l’opposition doit avoir l’humilité de montrer le chemin et les électeurs de prendre la décision.

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