La junte du Burkina Faso affirme avoir déjoué une tentative de déstabilisation
Les autorités militaires du Burkina Faso ont annoncé avoir déjoué un « nouveau » projet de déstabilisation planifié pour le début janvier, visant notamment l’élimination du chef de la junte, le capitaine Ibrahim Traoré. Le ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana, a fait état d’une opération interceptée dans la nuit du 3 janvier et attribuée à des réseaux présumés coordonnés depuis l’étranger, entraînant des arrestations et la promesse de diffuser des images de mises en cause. ([africanews.com](https://www.africanews.com/2026/01/07/burkina-faso-authorities-say-new-coup-plot-foiled-arrests-underway/?utm_source=openai))

Les autorités militaires du Burkina Faso ont annoncé avoir déjoué un « nouveau » projet de déstabilisation planifié pour le début janvier, visant notamment l’élimination du chef de la junte, le capitaine Ibrahim Traoré. Le ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana, a fait état d’une opération interceptée dans la nuit du 3 janvier et attribuée à des réseaux présumés coordonnés depuis l’étranger, entraînant des arrestations et la promesse de diffuser des images de mises en cause. ([africanews.com](https://www.africanews.com/2026/01/07/burkina-faso-authorities-say-new-coup-plot-foiled-arrests-underway/?utm_source=openai))
Selon le gouvernement, le plan comprenait une série d’actions synchronisées : l’assassinat ciblé de responsables civils et militaires — en commençant par la neutralisation de M. Traoré « à bout portant ou par minage de sa résidence » —, la mise hors service d’une base de drones et, enfin, une intervention terrestre d’unités étrangères. Les autorités ont précisé que l’opération devait débuter aux alentours de 23 heures le 3 janvier et qu’elle avait été empêchée « grâce au professionnalisme des services de renseignement ». ([aa.com.tr](https://www.aa.com.tr/en/africa/coup-bid-foiled-against-burkina-faso-s-president-traore-says-security-minister/3792082?utm_source=openai))
La communication officielle a nommé comme principal instigateur l’ex-homme fort Paul‑Henri Sandaogo Damiba, renversé en septembre 2022 et vivant en exil. Le ministre a également porté des accusations de financement depuis la Côte d’Ivoire, évoquant un dernier transfert d’environ 70 millions de francs CFA destiné au montage de l’opération. Des personnes présentées comme impliquées ont été placées en garde à vue et certaines ont été filmées lors d’auditions diffusées ultérieurement par la télévision d’État, selon la version officielle. ([seneweb.com](https://www.seneweb.com/en/news/Afrique/tentative-de-destabilisation-du-burkina-comment-les-comploteurs-comptaient-assassiner-le-capitaine-traore_n_479771.html?utm_source=openai))
Enquête, contexte sécuritaire et réactions
Le signalement de cette tentative intervient dans un contexte de fragilité sécuritaire prolongée au Burkina Faso, frappé par des vagues d’attaques djihadistes et des déplacements massifs de population depuis plusieurs années. Le pouvoir de transition, instauré après un putsch en 2022, a par ailleurs été marqué par des accusations récurrentes de complots et des prolongations de la durée de la transition. Ces éléments figurent parmi les motifs invoqués par les autorités pour justifier une vigilance accrue et des opérations de sécurité intérieure. ([apnews.com](https://apnews.com/article/6fa0bbcc3969e4a6124a53352166b7bd?utm_source=openai))
Sur le plan régional, Ouagadougou a mis en cause des acteurs basés à l’étranger, citant en particulier la Côte d’Ivoire, ce que Abidjan a démenti ou n’a pas officiellement commenté dans l’immédiat. Des rassemblements de soutiens pro‑gouvernementaux ont été rapportés dans plusieurs villes burkinabè après la diffusion des informations sur le complot présumé. Les autorités ont dit poursuivre les enquêtes et procéder à des interpellations complémentaires. ([africanews.com](https://www.africanews.com/2026/01/07/burkina-faso-authorities-say-new-coup-plot-foiled-arrests-underway/?utm_source=openai))
Dans un développement ultérieur lié aux accusations visant l’ex‑chef de la transition, les autorités togolaises ont arrêté Paul‑Henri Sandaogo Damiba le 16 janvier; le gouvernement togolais a ensuite procédé à son extradition vers Ouagadougou à la suite d’une décision de justice, selon un reportage de l’Associated Press. ([apnews.com](https://apnews.com/article/cb462943d9d9892dd4ded610e6506685))
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