Kenya : un registre envisagé pour les lobbyistes et agents d’intérêts étrangers

Le Kenya envisage de créer un cadre d’enregistrement et de déclaration des lobbyistes, agents et activités financés depuis l’étranger, a annoncé lundi 7 septembre 2026 le Premier secrétaire du Cabinet et ministre des Affaires étrangères, Musalia Mudavadi. Le projet vise à donner aux autorités davantage de visibilité sur les intérêts extérieurs qui cherchent à influencer la décision publique.

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Politique
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Kenya : un registre envisagé pour les lobbyistes et agents d’intérêts étrangers
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Musalia Mudavadi a présenté cette orientation à Nairobi à l’ouverture du cinquième Nairobi Caucus consacré à la protection des infrastructures critiques et des espaces publics. Il a assuré que le dispositif recherché devait renforcer la transparence et protéger les intérêts nationaux sans remettre en cause les partenariats internationaux légitimes.

Aucun texte final, calendrier d’adoption ou seuil précis de déclaration n’a été rendu public dans les annonces consultées. À ce stade, il s’agit donc d’un cadre envisagé et non d’une nouvelle obligation déjà entrée en vigueur.

La proposition intervient dans un contexte où les autorités kényanes disent vouloir mieux encadrer les risques d’ingérence, de financement opaque et de pression sur les institutions, tout en renforçant leur dispositif contre le terrorisme et les attaques visant les infrastructures essentielles.

La sécurité des infrastructures au cœur du débat

Le Nairobi Caucus réunit cette année environ 200 participants représentant 24 États, onze organisations régionales ainsi que des agences des Nations unies et d’autres partenaires. Les discussions portent sur la protection des télécommunications, des transports, de l’énergie, des systèmes numériques et des grands rassemblements publics.

Dans son intervention, Musalia Mudavadi a notamment cité l’attaque menée en juillet contre une antenne de télécommunications à Garissa comme illustration de la vulnérabilité des réseaux essentiels. Il a également appelé à renforcer la coopération entre administrations, opérateurs privés et partenaires régionaux face aux menaces physiques et cybernétiques.

Le chef de la diplomatie kényane avait déjà été au centre de plusieurs démarches liées aux activités étrangères impliquant des ressortissants du pays, notamment lorsque Nairobi avait dénoncé l’enrôlement de Kényans dans l’armée russe. Le projet de registre annoncé lundi élargit désormais la question au lobbying et aux financements étrangers intervenant dans la vie publique.

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