Kenya : les nouvelles règles CBK pourraient réduire les dividendes des grandes banques
La Banque centrale du Kenya propose d’imposer aux établissements jugés systémiques jusqu’à 2,5 % de fonds propres CET1 supplémentaires par rapport à leurs actifs pondérés des risques. Le projet, mis en consultation en septembre 2026, vise à réduire le risque qu’une défaillance bancaire majeure déstabilise l’économie kenyane.

Pour les actionnaires, la réforme pourrait peser sur les dividendes, une part plus importante des bénéfices pouvant devoir être conservée pour renforcer les coussins de capital. Business Daily estime que les grands groupes tels qu’Equity Group, KCB Group et Co-operative Bank pourraient figurer parmi les établissements les plus concernés, même si la CBK n’a pas encore arrêté la liste officielle.
Le projet prévoit d’identifier les banques systémiques selon cinq critères : leur taille, leurs liens avec les autres institutions, la difficulté à remplacer leurs services, la complexité de leurs activités et leur importance pour l’économie nationale.
Les établissements désignés seraient répartis en trois catégories, avec un supplément de fonds propres CET1 compris entre 0,5 % et 2,5 % des actifs pondérés des risques. Ils seraient aussi soumis à des contrôles renforcés, à des tests de résistance trimestriels et à des plans annuels de redressement et de résolution.
L’enjeu est important pour les investisseurs. Les douze banques cotées à la Bourse de Nairobi ont distribué 117,2 milliards de shillings de dividendes au titre de 2025, soit près de la moitié des 245,9 milliards versés par l’ensemble des entreprises cotées, selon Business Daily.
Le cadre n’est pas encore définitif. La CBK a invité le public à transmettre ses observations sur les nouvelles règles prudentielles et le dispositif concernant les banques systémiques avant le 7 novembre 2026.




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