Kenya : la KRA relie les factures des fournisseurs de l’État au système financier public
La Kenya Revenue Authority (KRA), l’administration fiscale kényane, a annoncé lundi 31 août, en collaboration avec le Trésor public, l’intégration de son système de facturation électronique eTIMS (Electronic Tax Invoice Management System) à l’IFMIS (Integrated Financial Management Information System), la plateforme que l’État utilise pour gérer ses dépenses publiques et payer ses fournisseurs.

Cette réforme vise à renforcer la transparence, la traçabilité et la redevabilité dans les transactions publiques, en permettant une validation automatique des factures fiscales et en réduisant les écarts entre les transactions avec l’administration et les données enregistrées par le fisc.
Les entreprises qui fournissent des biens ou des services aux agences gouvernementales kényanes doivent désormais générer une facture eTIMS valide avant de soumettre toute demande de paiement via l’IFMIS, et s’assurer que les informations de la facture correspondent aux données enregistrées dans le système fiscal.
Cette intégration s’inscrit dans les efforts plus larges du Kenya pour accroître ses recettes fiscales intérieures. La KRA a collecté 2 844 milliards de shillings kényans (environ 22 milliards de dollars) sur l’exercice budgétaire 2025-2026, dont 1 851 milliards de shillings (environ 14,3 milliards de dollars) de recettes domestiques, soit 93 % de l’objectif fixé.
De nouvelles obligations pour les fournisseurs de l’État
Concrètement, les fournisseurs doivent vérifier l’exactitude de leurs informations fiscales et la validité de chaque facture avant de solliciter un paiement auprès d’une administration publique. Objectif affiché par la KRA : limiter les discordances entre les montants facturés et les données fiscales déclarées, une source récurrente de fraude et de retards de paiement dans les marchés publics.
L’intégration des deux systèmes doit aussi permettre à l’administration fiscale de suivre en temps réel les transactions entre l’État et ses fournisseurs, renforçant le contrôle sur une dépense publique jusqu’ici difficile à recouper avec les déclarations fiscales des entreprises.
La KRA et le Trésor public ont indiqué qu’ils continueront à proposer des programmes de sensibilisation et un accompagnement technique aux fournisseurs de l’État pendant la période de mise en œuvre et de transition vers ce nouveau dispositif.
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