Kenya, la justice annule la vente de 15 % de Safaricom à Vodacom

La Haute Cour du Kenya a annulé mardi 15 septembre la vente par l’État de 15 % du capital de Safaricom au groupe sud-africain Vodacom et ordonné que les actions soient restituées au gouvernement. Les juges ont estimé que la cession avait été menée en violation de la Constitution et de plusieurs règles applicables aux finances publiques et à la participation citoyenne.

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Le tribunal a notamment reproché aux autorités de ne pas avoir organisé une participation publique suffisamment éclairée et d’avoir dissimulé ou mal présenté des éléments importants de l’opération. Selon la décision rapportée par plusieurs médias kényans, la transaction ne constituait pas une simple cession de titres mais transférait un contrôle effectif de Safaricom à un actionnaire étranger majoritaire.

L’opération avait été finalisée le 30 juin après la levée, quatre jours plus tôt, d’une mesure conservatoire par la Cour d’appel de Nairobi. Vodacom avait alors acquis les 15 % détenus par l’État, ainsi qu’une participation effective supplémentaire de 5 % auprès de Vodafone International Holdings, portant sa participation économique dans Safaricom à environ 55 %. La part du gouvernement kényan était passée de 35 % à 20 %.

La vente des 15 % représentait environ 204,3 milliards de shillings kényans, sur la base d’un prix de 34 shillings par action. L’État avait également encaissé environ 40,2 milliards de shillings au titre d’un accord portant sur des droits à dividendes futurs liés à la participation de 20 % qu’il conservait, portant les recettes associées à l’ensemble du montage à environ 244,5 milliards de shillings.

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Lors de l’annonce initiale de la cession en décembre 2025, le Trésor kényan avait présenté l’opération comme un moyen de mobiliser des recettes non fiscales pour financer le développement tout en conservant une participation stratégique dans le premier opérateur télécoms du pays.

Vodacom a indiqué le 15 septembre qu’il examinait le jugement et ses conséquences. Le groupe a annoncé qu’il déposerait un recours devant la Cour d’appel et demanderait un sursis à l’exécution de la décision pendant l’examen de cet appel.

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