Kenya : entre 6 000 et 8 000 tonnes de thé bloquées à Mombasa en raison de la guerre au Moyen-Orient

La guerre au Moyen-Orient met à mal l’économie du Kenya. LAssociation est-africaine du commerce du thé (EATTA) a indiqué, vendredi 27 mars 2026, que plusieurs milliers de tonnes de thé restent bloquées dans le port de Mombasa. Entre 6 000 et 8 000 tonnes de feuilles seraient ainsi immobilisées, pour une valeur estimée à environ 24 millions de dollars.

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Kenya : entre 6 000 et 8 000 tonnes de thé bloquées à Mombasa en raison de la guerre au Moyen-Orient
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La péninsule arabique constitue un débouché crucial pour le secteur. Selon l’EATTA, le Moyen-Orient absorbe près d’un cinquième des exportations kényanes de thé. L’Iran figure parmi les gros acheteurs, avec une consommation qui s’élevait à environ 13 millions de kilos en 2025.

La hausse du prix du pétrole a en outre éloigné certains marchés lointains. Le Pakistan, par exemple, représente actuellement près de 40 % des ventes kényanes de thé à l’étranger, mais les coûts logistiques liés au carburant rendent ces échanges beaucoup plus difficiles.

Les autres filières agricoles ne sont pas épargnées. Le Conseil kényan des exportateurs de viande et de bétail rapporte une chute brutale des expéditions pendant le mois de Ramadan. Durant les trois premières semaines de mars 2026, seulement 5 % des volumes journaliers habituels — estimés entre 150 et 200 tonnes — ont trouvé preneur.

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Fleurs kényanes

Le marché du Golfe est également un client important pour les fleurs acec une absorption entre 10 et 15 % des exportations florales du pays. Cette dépendance rend la filière particulièrement vulnérable, d’autant que les roses cueillies à Naivasha n’ont qu’un délai très court — environ 48 heures — pour être acheminées vers leur destination, alors que la plupart des liaisons aériennes vers les pays du Golfe ont été interrompues.

Interrogé par la commission parlementaire chargée du Budget, le secrétaire au Trésor John Mbadi a assuré, jeudi 26 mars 2026, que le pays disposait encore de stocks de carburant suffisants à court terme.

Il a toutefois prévenu que, si la perturbation se prolongeait, le gouvernement pourrait être amené à recourir à des mesures exceptionnelles semblables à celles mises en œuvre lors de la pandémie de Covid-19.

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