Jean-Jacques Goldman : l’argent de Yannick Noah est bien utilisé

Jean-Jacques Goldman et Yannick Noah partagent une trajectoire singulière entre musique et sport, liée aussi à un engagement associatif visible au sein des Enfoirés et autour des Restos du cœur. Artistes reconnus chacun dans leur registre, ils se sont croisés à plusieurs reprises sur des projets musicaux et humanitaires, avec des implications publiques qui ont marqué les années 1980-2000.

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Jean-Jacques Goldman : l’argent de Yannick Noah est bien utilisé
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Jean-Jacques Goldman et Yannick Noah partagent une trajectoire singulière entre musique et sport, liée aussi à un engagement associatif visible au sein des Enfoirés et autour des Restos du cœur. Artistes reconnus chacun dans leur registre, ils se sont croisés à plusieurs reprises sur des projets musicaux et humanitaires, avec des implications publiques qui ont marqué les années 1980-2000.

Jean-Jacques Goldman s’est imposé au début des années 1980 comme une référence de la chanson française après des débuts au sein du groupe Taï Phong en 1975. Ses titres tels que Il suffira d’un signe, Au bout de mes rêves, Quand la musique est bonne ou Envole-moi ont contribué à faire de lui ce que la presse appelle « le taulier » de la chanson française. Figure discrète et peu portée sur le star-system, Goldman a par ailleurs un lien personnel avec le tennis : il a été cordeur de raquettes dans sa jeunesse.

Yannick Noah a commencé sa carrière sur les courts avant de se tourner vers la musique. Champion de tennis – sacré à Roland-Garros en 1983 – il a maintenu un rapport fort au sport, devenant notamment capitaine de l’équipe de France de Coupe Davis en 1991 et conduisant l’équipe en finale. Parallèlement, Noah a mené une carrière musicale avec des titres comme Saga Africa, Simon Papa Tara, La Voix des sages et Ose, et s’est engagé dans des actions sociales portées par sa famille.

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Engagements communs et temps forts partagés

Les deux artistes ont participé aux Enfoirés, la troupe d’artistes réunie au profit des Restos du cœur, lancés par Coluche en 1985. Jean-Jacques Goldman a répondu à la demande de Coluche au milieu des années 1980 pour écrire la « Chanson des Restos », qui est devenue l’un des hymnes de la mobilisation. Coluche est décédé un an après cette collaboration, événement mentionné dans les archives et dans les récits contemporains de l’époque.

Yannick Noah, pour sa part, a alterné les participations aux Enfoirés : il a été membre par intermittence entre 1993 et 2012. Au fil des années, son rapport à la troupe a connu des tensions ; il a notamment vivement critiqué Les Enfoirés en 2007, selon des comptes rendus médiatiques de l’époque.

La relation entre Goldman et Noah dépasse les seules prestations collectives. En 2003, la chaîne M6 a consacré un documentaire, Yannick Noah & Co, qui met en lumière l’engagement du chanteur et son implication associative, en particulier avec l’ONG créée par sa mère, Les Enfants de la Terre, fondée en 1988. Dans ce cadre, Jean-Jacques Goldman a soutenu la réalisation d’un hymne pour cette cause, Aux enfants de la Terre, et a salué publiquement l’utilisation des fonds par Marie-Claire Noah et son fils.

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On trouve dans l’émission des déclarations de Goldman exprimant sa fierté d’avoir participé au projet : « Je suis fier et content d’être un petit peu présent à travers la chanson qu’on a enregistrée », a-t-il déclaré. Par ailleurs, Jean-Jacques Goldman a écrit et composé Ni divin ni chien pour Yannick Noah.

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