« Je suis en campagne » : Harry Roselmack troque la télé pour aller à la rencontre des Français
Harry Roselmack, figure emblématique du journalisme français, quitte temporairement ses plateaux télévisés pour aller à la rencontre directe des Français dans les rues. Ancien présentateur du 20 heures et animateur de « Sept à huit », il s’éloigne des médias classiques pour promouvoir une nouvelle démarche autour de la philosophie, qu’il souhaite rendre accessible au grand public. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la sortie de son livre intitulé L’amour malgré la peur, un essai où il propose des outils philosophiques afin d’aider les individus à mieux gérer les peurs et angoisses contemporaines.

Harry Roselmack explique qu’il entend ainsi renouer avec une tradition ancienne, celle de Socrate, philosophe grec qui interrogeait les citoyens dans l’espace public. En privilégiant le dialogue en plein air plutôt que le commentaire télévisé, Roselmack souhaite combattre la montée des peurs paralysantes dans la société française et mondiale avec des réflexions éthiques plutôt que politiques. Sa démarche s’inscrit dans une volonté de démocratiser la métaphysique et de montrer qu’elle peut être un levier puissant face à l’incertitude ambiante.
À travers son ouvrage, il alerte sur la tendance chez certains à se replier, à décrocher des informations ou même à renoncer à des projets de vie, comme fonder une famille, par crainte de l’avenir. Ce constat l’a poussé à s’engager dans cette « campagne éthique », terme qu’il emploie pour décrire son action, en insistant sur le fait qu’elle ne relève d’aucune affiliation politique mais d’une défense des valeurs humanistes essentielles.
« Je suis en campagne », Harry Roselmack assume sa nouvelle mission
Dans une interview accordée à BFMTV, Harry Roselmack a confirmé sa nouvelle orientation en répondant à la question de savoir s’il était en campagne :
« Si, finalement, je crois que je suis en campagne. »
Il précise cependant qu’il ne s’agit pas d’une campagne politique traditionnelle, mais bien d’une campagne centrée sur la diffusion d’idées éthiques, visant à toucher un large public. Il revendique une posture active et engagée, au-delà du rôle habituel de journaliste neutre, cherchant à répandre la réflexion philosophique comme un outil quotidien.
La référence explicite à Socrate souligne cette volonté de dialogue direct et sincère dans l’espace urbain. Pour Roselmack, la métaphysique ne doit pas rester cantonnée aux cercles académiques ni aux débats élitistes. Il affirme fermement : « Mon ambition, c’est de dire que la métaphysique, c’est pour tout le monde. »
Cette nouvelle orientation est également motivée par une observation sociétale alarmante : face à la surcharge informationnelle et aux crises multiples, nombre de personnes sombrent dans la peur et le découragement. Le journaliste-essayiste appelle à replacer la pensée philosophique au centre de la vie collective pour contrer ces tendances.
La peur, ennemie de la raison, le journaliste contre le diktat des émotions
Au cœur de son analyse, Harry Roselmack dénonce les conséquences du règne de la peur sur les comportements humains. Selon lui, laisser les émotions brutes dominer mène au chaos social et politique. Il donne pour exemple l’ex-président américain Donald Trump, qu’il qualifie d’ »archétype » du désordre engendré par une gouvernance fondée sur l’émotion plutôt que la raison.
Face à ce constat, Roselmack défend l’idée d’une « philosophie de l’amour », non pas comme un simple sentiment naïf, mais comme un « principe directeur de l’univers » capable de restructurer les rapports humains et renforcer la cohésion sociale. Il met en avant le fait que toutes les grandes traditions spirituelles mondiales — christianisme, islam, bouddhisme, taoïsme — reposent sur des vérités métaphysiques similaires. Ces vérités reflèteraient selon lui le fonctionnement même de la nature.
La survie et la qualité de vie futures de l’espèce humaine sont à ses yeux étroitement liées à la capacité des individus et des sociétés à réconcilier raison et émotion, et à cultiver une pensée éthique solide.
Le journaliste affirme également avoir confiance dans l’impact de son livre, évoquant une image agricole pour décrire son engagement : il s’agit de « semer des graines », suggérant que ses réflexions sont destinées à porter leur fruit sur le long terme dans l’esprit des lecteurs et des citoyens.
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