Jack Lang défend Aya Nakamura à la cérémonie d’ouverture des JO de Paris
Jack Lang a démissionné de la présidence de l’Institut du monde arabe alors que son nom réapparaît dans les documents rendus publics dans le cadre de l’affaire Jeffrey Epstein. Les fichiers publiés ont mis en lumière des liens entre l’octogénaire et le financier américain. Lang nie toute connaissance des actes criminels reprochés à Epstein mais la divulgation des fichiers a intensifié l’attention autour de ses relations et entraîné des réactions de la sphère politique et diplomatique.

Jack Lang a démissionné de la présidence de l’Institut du monde arabe alors que son nom réapparaît dans les documents rendus publics dans le cadre de l’affaire Jeffrey Epstein. Les fichiers publiés ont mis en lumière des liens entre l’octogénaire et le financier américain. Lang nie toute connaissance des actes criminels reprochés à Epstein mais la divulgation des fichiers a intensifié l’attention autour de ses relations et entraîné des réactions de la sphère politique et diplomatique.
Selon les éléments disponibles, la publication des millions de documents a fait réapparaître à plusieurs reprises le nom de l’ancien ministre de la Culture. Confronté à ces révélations, Jack Lang a reconnu sa proximité avec Jeffrey Epstein tout en rejetant toute implication dans les agissements de l’homme d’affaires : il affirme ne pas avoir été informé des faits qui lui sont imputés. Parallèlement, le Quai d’Orsay l’a convoqué pour s’entretenir de la situation et des suites à donner dans le cadre de ses responsabilités publiques.
Peu avant sa convocation au ministère, Jack Lang a pris la décision de quitter ses fonctions à l’Institut du monde arabe. Il était à la tête de l’institution depuis plusieurs années et, selon un communiqué relayé par la presse, a proposé sa démission, qui a été actée par le ministère des Affaires étrangères. Une procédure administrative a été engagée afin de désigner son successeur à la présidence de l’IMA ; les médias évoquent de nombreux candidats potentiels, sans qu’aucune nomination officielle n’ait été prononcée à ce stade.
Prises de position publiques et contexte
En parallèle de ces développements institutionnels, Jack Lang s’est récemment exprimé publiquement sur d’autres sujets culturels. Placé sous protection policière ces derniers jours, il a multiplié les prises de parole, défendant notamment la chanteuse Aya Nakamura après la polémique suscitée par son invitation à la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris. L’annonce de la participation de l’artiste avait déclenché des réactions contrastées et des critiques acerbes au sein de l’espace public.
Interrogé sur les attaques visant Aya Nakamura, Jack Lang a durement critiqué certaines prises de position et les a qualifiées d’indignées. Dans les colonnes de La Tribune Dimanche, il déclarait : “Je suis révolté par les propos de Marine Le Pen. Révolté, mais pas étonné. Où est l’humiliation ? C’est elle qui humilie le pays par sa méchanceté. Il est choquant de traiter Aya Nakamura en des termes si vulgaires. C’est une fierté et un bonheur qu’elle soit une des voix de la France”.
Sur le fond de la polémique, l’ancien ministre a tenté de replacer le débat dans une perspective historique et culturelle, évoquant des précédents de voix étrangères ou perçues comme extérieures qui ont représenté la France lors de grands événements. Il a notamment rappelé l’exemple de Jessye Norman en 1989, et insisté sur le caractère déplacé de la remise en cause de la représentation artistique choisie pour les JO. Il a ajouté : “En quoi elle ne représenterait pas la France ? … Je n’aimerais pas imaginer les raisons pour lesquelles il y a cette polémique… En tout cas, moi je serais ravi de l’entendre chanter Édith Piaf.”
Les révélations issues des documents liés à Jeffrey Epstein continuent d’alimenter les sollicitations médiatiques et institutionnelles autour de la personnalité de Jack Lang, tandis que la succession à la présidence de l’Institut du monde arabe demeure à organiser.



