Israël : Médecins sans frontières dénonce l’interdiction de ses opérations à Gaza
Médecins Sans Frontières (MSF) a dénoncé dimanche une décision israélienne interdisant à l’ONG d’exercer à Gaza, après le refus de l’organisation internationale de remettre la liste détaillée de ses employés palestiniens. Dans un communiqué, MSF qualifie cette exigence de « prétexte » visant, selon elle, à entraver l’acheminement et la fourniture de soins médicaux aux populations civiles, tout en posant un dilemme de sécurité pour son personnel sur le terrain.

Médecins Sans Frontières (MSF) a dénoncé dimanche une décision israélienne interdisant à l’ONG d’exercer à Gaza, après le refus de l’organisation internationale de remettre la liste détaillée de ses employés palestiniens. Dans un communiqué, MSF qualifie cette exigence de « prétexte » visant, selon elle, à entraver l’acheminement et la fourniture de soins médicaux aux populations civiles, tout en posant un dilemme de sécurité pour son personnel sur le terrain.
L’ONG, connue pour ses interventions médicales en zones de conflit, explique que la demande de divulgation des identités de ses employés palestiniens a conduit les autorités israéliennes à interdire ses activités dans la bande de Gaza. MSF insiste sur le caractère inacceptable de cette mesure, qui, d’après l’organisation, met en péril à la fois la sécurité du personnel et l’accès aux traitements essentiels pour des milliers de patients nécessitant des soins urgents.
Dans son communiqué rendu public dimanche, Médecins Sans Frontières affirme que cette exigence constitue une pression supplémentaire sur les acteurs humanitaires opérant dans une région déjà fragilisée. L’ONG souligne qu’une telle contrainte administrative et sécuritaire transforme les décisions opérationnelles en choix intenable entre garantir la protection des équipes et maintenir des services médicaux indispensables.
MSF critique une mise en cause des principes humanitaires
Selon MSF, la demande de transmission de listes nominatives de personnel palestinien heurte des principes fondamentaux de neutralité et de confidentialité essentiels au travail humanitaire. L’organisation rappelle que la sécurité des employés locaux est souvent précaire et que la divulgation de leurs identités peut les exposer à des risques accrus, compromettant ainsi la continuité des soins pour les populations vulnérables.
Le communiqué met en avant le rôle central des soignants locaux dans la chaîne d’assistance médicale et indique que leur intégrité physique et professionnelle est primordiale pour maintenir des services hospitaliers et ambulatoires. MSF insiste sur le fait que la protection des équipes, y compris du personnel national, est une condition sine qua non pour l’acheminement et la fourniture d’interventions médicales dans des contextes de conflit.
En attaquant la demande de transmission des listes, MSF qualifie la mesure de « prétexte pour empêcher l’assistance humanitaire ». L’ONG affirme que les autorités israéliennes imposent aux organisations humanitaires un choix impossible : exposer le personnel à des risques ou interrompre des soins médicaux essentiels pour des personnes désespérément dans le besoin
Articles liés
Soudan : reprise des vols commerciaux à Khartoum après quasiment trois ans
Égypte et Jordanie : refus réaffirmé du déplacement des Palestiniens après la réouverture du point de passage de Rafah
Suisse : Incendie au bar Le Constellation à Crans-Montana, le bilan atteint 41 morts
Ukraine : Kiev remercie Elon Musk après des mesures empêchant l’utilisation de Starlink par des drones russes