Installation de la 10e législature au Bénin : pourquoi les suppléants ne siègent pas ?

Après l’installation officielle des députés de la 10e législature, une question revient souvent : que deviennent les suppléants élus en même temps que les titulaires ? S’ils font partie intégrante du dispositif électoral, leur rôle reste discret et encadré par des règles précises prévues par le Code électoral béninois.

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Politique
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Installation de la 10e législature au Bénin : pourquoi les suppléants ne siègent pas ?
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Après l’installation officielle des députés de la 10e législature, une question revient souvent : que deviennent les suppléants élus en même temps que les titulaires ? S’ils font partie intégrante du dispositif électoral, leur rôle reste discret et encadré par des règles précises prévues par le Code électoral béninois.

L’installation des députés le dimanche 08 février 2026 marque le démarrage effectif de la nouvelle législature au Bénin. Mais derrière chaque élu titulaire se trouve un suppléant, souvent méconnu du grand public. Une fois les députés installés, ces suppléants prennent-ils automatiquement fonction ? La réponse est non.

Au Bénin, chaque candidat aux élections législatives se présente obligatoirement avec un suppléant. Celui-ci est élu en même temps que le député titulaire, mais ne siège pas d’office à l’Assemblée nationale. Tant que le titulaire exerce normalement son mandat, le suppléant n’a ni fonction parlementaire ni pouvoir décisionnel.

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En pratique, la plupart des suppléants poursuivent leurs activités professionnelles ou politiques en dehors de l’hémicycle, tout en restant disponibles en cas de besoin.

Les cas où le suppléant entre en fonction

Le Code électoral prévoit clairement les situations dans lesquelles un suppléant peut remplacer le député titulaire. Il s’agit notamment du décès du député, de sa démission du mandat, d’un empêchement définitif ou d’une incompatibilité légale, comme une nomination au gouvernement ou à une fonction publique incompatible. Dans ces cas, le suppléant est appelé par le président de l’Assemblée nationale à siéger, soit pour la durée restante du mandat, soit pour une période temporaire selon la situation.

Lorsque le député est nommé à une fonction incompatible (par exemple une mission gouvernementale ), son mandat parlementaire est suspendu et le suppléant siège durant cette période. Le titulaire peut toutefois reprendre son siège à la fin de sa mission s’il en fait la demande, conformément aux dispositions en vigueur.

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L’histoire parlementaire récente offre plusieurs exemples, notamment des ministres élus députés qui ont cédé temporairement leur place à leurs suppléants lors de leur entrée au gouvernement.

Même s’ils restent en retrait après l’installation des députés, les suppléants jouent un rôle de continuité institutionnelle. Leur existence permet d’éviter des élections partielles en cas de vacance de siège et garantit la stabilité du fonctionnement parlementaire.

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