Inondations et températures élevées : le changement climatique complique la lutte contre le paludisme

Une étude scientifique publiée cette semaine dans la revue Nature alerte sur une aggravation des conséquences du paludisme en Afrique, en lien avec le réchauffement climatique : elle modélise des centaines de milliers de morts supplémentaires sur le continent au cours des 25 prochaines années. Ces résultats interviennent alors que plusieurs travaux antérieurs anticipent déjà un élargissement des zones où la maladie peut se transmettre, à mesure que les moustiques vecteurs s’adaptent à des climats plus chauds.

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Inondations et températures élevées : le changement climatique complique la lutte contre le paludisme
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Une étude scientifique publiée cette semaine dans la revue Nature alerte sur une aggravation des conséquences du paludisme en Afrique, en lien avec le réchauffement climatique : elle modélise des centaines de milliers de morts supplémentaires sur le continent au cours des 25 prochaines années. Ces résultats interviennent alors que plusieurs travaux antérieurs anticipent déjà un élargissement des zones où la maladie peut se transmettre, à mesure que les moustiques vecteurs s’adaptent à des climats plus chauds.

Le paludisme est évoqué ici à travers le lien direct entre le parasite et son vecteur : les moustiques qui transportent le parasite profitent d’un climat plus chaud pour étendre leur aire de présence vers des régions où ils sont aujourd’hui absents, expliquent les études mentionnées. Cette extension géographique s’accompagne, selon les mêmes travaux, d’un risque accru de transmission dans des populations qui n’ont pas développé d’immunité ou de systèmes de surveillance adaptés.

L’étude parue dans Nature met l’accent non seulement sur une expansion de la zone infectée, mais aussi sur une amplification des conséquences dans les régions déjà touchées par la maladie. Selon cette modélisation, l’impact sanitaire attendu se traduira par des centaines de milliers de décès supplémentaires en Afrique sur un horizon de 25 ans, un chiffre avancé par les auteurs comme projection issue de leurs calculs.

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Ces projections s’inscrivent dans un ensemble d’analyses scientifiques qui s’efforcent de relier les évolutions climatiques observées et prévues à la dynamique des maladies à transmission vectorielle. Les études citées dans le contexte de cette publication considèrent que la capacité des moustiques à coloniser de nouveaux territoires et à prolonger leur période d’activité peut modifier sensiblement les cartes de risque du paludisme.

La question de l’ampleur future de la maladie pose des interrogations sur la manière dont les systèmes de santé et les programmes de prévention devront s’adapter, mais la seule information disponible dans la source est que la modélisation de la revue Nature prévoit un accroissement significatif du bilan humain en Afrique à l’horizon 25 ans. Plusieurs études antérieures avaient déjà pointé une possible extension de l’aire d’infestation liée à des températures plus élevées favorisant l’expansion des moustiques vecteurs.

Les auteurs de l’étude et les publications citées soulignent implicitement que le lien entre réchauffement climatique, déplacement des vecteurs et intensification des conséquences sanitaires fait l’objet d’un travail de modélisation et d’analyse, dont les résultats, tels qu’exposés dans Nature cette semaine, montrent un scénario d’augmentation des décès attribuables au paludisme en Afrique.

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