«Idiots», «chiens», «larbins»: la violente diatribe de la sÅ“ur de Kim Jong Un contre Séoul
Kim Yo Jong, la sœur du dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, a lancé jeudi une bordée d’injures contre le président sud-coréen et son gouvernement.

Kim Yo Jong, la sœur du dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, a adressé une flopée d’injures au président sud-coréen. Ces déclarations à l’emporte-pièce interviennent après que le ministère sud-coréen des Affaires étrangères a fait savoir qu’il envisageait d’imposer de nouvelles sanctions unilatérales contre Pyongyang suite à ses récents essais de missiles balistiques.
«Cet acte dégoûtant montre clairement que le groupe sud-coréen est un chien fidèle et un larbin des Etats-Unis», a vitupéré Kim Yo Jong dans un communiqué. «Je me demande quelles “sanctions“ le groupe sud-coréen, qui n’est rien de plus qu’un chien sauvage courant derrière un os jeté par les Etats-Unis, impose impudemment» à la Corée du Nord, a-t-elle poursuivi, ajoutant: «Quel spectacle!»
Elle a ensuite accusé le président sud-coréen Yoon Suk-yeol de créer une «situation dangereuse» et l’a comparé défavorablement à son prédécesseur Moon Jae-in, plus enclin au dialogue avec le Nord et sous lequel, a-t-elle dit, Séoul «n’était pas notre cible.» «Je me demande pourquoi le peuple sud-coréen reste un spectateur passif face à de tels actes du “gouvernement “de Yoon Suk Yeol et d’autres idiots», a ajouté Kim Yo Jong, qui est non seulement la sœur mais aussi la conseillère politique de Kim Jong Un.
La Corée du Nord a lancé vendredi un ICBM, conduisant le Conseil de sécurité des Nations Unies à se réunir lundi à New York pour discuter de la situation dans la péninsule coréenne. Le Conseil de sécurité avait condamné lundi ce lancement mais n’avait pas publié une déclaration officielle en raison de l’opposition de la Chine et de la Russie.
Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la France, l’Inde et l’Australie figurent parmi les 14 membres du Conseil de sécurité à condamner fermement le lancement ce missile qui était tombé à environ 200 km des côtes japonaises. Ces 14 signataires avaient déclaré qu’il s’agissait d’une « menace sans équivoque sur la paix et la sécurité internationales ».
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