IA : d-Matrix adopte NVLink Fusion de Nvidia pour ses accélérateurs Raptor

La start-up américaine d-Matrix va intégrer la technologie NVLink Fusion de Nvidia à sa prochaine génération d’accélérateurs Raptor, a annoncé l’entreprise jeudi 10 septembre 2026. L’objectif est de connecter directement ces processeurs spécialisés dans l’inférence aux architectures de centres de données de Nvidia, alors que l’usage quotidien des modèles d’intelligence artificielle prend une place croissante dans les infrastructures de calcul.

André Kouagou Assane
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IA : d-Matrix adopte NVLink Fusion de Nvidia pour ses accélérateurs Raptor
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Selon Reuters, les futurs systèmes compatibles Nvidia devraient être disponibles en 2027, tandis que d-Matrix prévoit d’achever la conception finale de Raptor d’ici la fin de 2026. Les équipements visent notamment les usages où la latence est critique, comme les assistants de programmation, les agents vocaux et les services conversationnels.

NVLink Fusion permet à des processeurs personnalisés, ou XPU, de s’intégrer à l’écosystème matériel de Nvidia. Le groupe américain présente cette technologie comme une couche d’interconnexion à haute bande passante et faible latence destinée aux infrastructures d’IA semi-personnalisées. Nvidia indique que NVLink 6 peut relier jusqu’à 72 XPU en mode « all-to-all », avec une bande passante allant jusqu’à 3,6 téraoctets par seconde et par XPU. Cette montée en puissance s’inscrit dans une expansion plus large des infrastructures du groupe, qui vise aussi jusqu’à 2 GW de capacités d’IA en Australie d’ici 2027.

Pour d-Matrix, cette intégration intervient au moment où le marché de l’IA se déplace progressivement de l’entraînement des modèles vers leur exécution à grande échelle. L’inférence correspond à la phase durant laquelle un modèle déjà entraîné répond aux demandes des utilisateurs, génère du texte, traite une voix ou produit du code.

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Raptor mise sur une mémoire 3D

Raptor constitue la prochaine génération d’accélérateurs de d-Matrix. Dans sa documentation technique, l’entreprise explique que cette architecture repose sur sa technologie 3DIMC, qui empile le calcul et la mémoire afin de réduire les transferts de données. d-Matrix présente cette approche comme un moyen d’améliorer à la fois la vitesse d’inférence et l’efficacité énergétique des systèmes qui exécutent de grands modèles.

La start-up, basée à Santa Clara en Californie, est soutenue par Microsoft depuis une levée de fonds de 110 millions de dollars réalisée en 2023. Elle a ensuite été valorisée à 2 milliards de dollars après un tour de table de 450 millions de dollars en 2025, selon Reuters. Son premier accélérateur d’IA a commencé à être livré fin 2024.

Une bataille autour de l’inférence

Le rapprochement avec l’écosystème NVLink illustre la montée de solutions spécialisées qui cherchent à fonctionner aux côtés des GPU plutôt qu’à les remplacer entièrement. d-Matrix travaille également avec Astera Labs sur des solutions de connectivité destinées à assurer des transferts rapides de données à l’intérieur de ces systèmes. Les modalités financières de l’accord avec Nvidia n’ont pas été rendues publiques.

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