Haïti : Pour l’ONU, la plupart des gangs du pays sont impliqués dans la traite d’enfants

Un rapport des Nations unies rendu public vendredi 20 février accuse la majorité des groupes armés opérant en Haïti d’être impliqués dans une exploitation des enfants à la fois violente et étendue. Le document décrit ces pratiques comme profondément enracinées au sein de plusieurs réseaux criminels.

Ousmane Traoré SambaVoir tous ses articles
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Haïti : Pour l’ONU, la plupart des gangs du pays sont impliqués dans la traite d’enfants
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Un rapport des Nations unies rendu public vendredi 20 février accuse la majorité des groupes armés opérant en Haïti d’être impliqués dans une exploitation des enfants à la fois violente et étendue. Le document décrit ces pratiques comme profondément enracinées au sein de plusieurs réseaux criminels.

Les auteurs du rapport soulignent que les réponses apportées jusqu’à présent restent largement insuffisantes pour protéger les mineurs et mettre un terme à ces crimes. Selon le texte, les mécanismes de prévention, de poursuite et d’assistance aux victimes ne parviennent pas à contenir l’ampleur du phénomène.

Le rapport met en garde contre les répercussions durables sur les jeunes concernés : privation d’enfance, perturbation de leur scolarité et perspectives d’avenir gravement compromises. Les conséquences psychologiques et sociales, estime l’ONU, pèsent également sur les familles et les communautés touchées.

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Volker Türk, Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, a rappelé que ces atteintes affectent non seulement les enfants mais aussi le tissu familial et social, et il a insisté sur la nécessité d’une action plus vigoureuse pour protéger les plus vulnérables.

Des mesures jugées urgentes

Le diagnostic dressé par l’ONU appelle à un renforcement des dispositifs de protection et à une coordination accrue entre autorités locales et partenaires internationaux. Le rapport pointe le besoin d’améliorer la prise en charge des victimes, de renforcer les enquêtes et de s’attaquer aux filières qui alimentent ces réseaux.

Parmi les orientations évoquées figurent une meilleure formation des acteurs en contact avec les enfants, un soutien psychologique et matériel aux survivants, ainsi qu’une mobilisation accrue pour démanteler les structures criminelles responsables de ces trafics.

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