Guinée : la France rappelle sa disponibilité à  accompagner le retour des civils au pouvoir

La France a rappelé mercredi sa disponibilité à « accompagner » la Guinée vers un retour des civils au pouvoir, à l’occasion de la visite de la secrétaire d’Etat Chrysoula Zacharopoulou dans ce pays dirigé par les militaires depuis un coup d’Etat en septembre 2021.

Vincent DEGUENON
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Politique
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Guinée : la France rappelle sa disponibilité à  accompagner le retour des civils au pouvoir
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Les autorités maliennes, à sa tête le colonel Mamadi Doumbouya, se sont engagées auprès des Etats ouest-africains et de la communauté internationale à rendre le pouvoir aux civils au bout de deux ans à compter du 1er janvier 2023. Le déplacement de Mme Zacharopoulou, arrivée à Conakry mardi soir, rappelle « la disponibilité de la France à accompagner cette transition jusqu’à son terme, ainsi que le processus électoral, en coordination avec les autres partenaires internationaux de la Guinée », a indiqué un communiqué transmis mercredi par l’ambassade de France à l’AFP.

La secrétaire d’Etat française rencontrera les militaires au pouvoir ainsi que les représentants des partis politiques et de la société civile afin « d’évoquer le processus de transition actuellement en cours », précise le texte. Mme Zacharopoulou se rendra également à l’Institut Pasteur de Guinée pour illustrer la coopération scientifique entre les deux pays.

Compte-à-rebours américain

Il y a quelques jours, la page d’accueil de la mission diplomatique américaine à Conakry proposait un onglet intitulé « en marche vers la démocratie » et menant à un compte à rebours affichait 670 jours dimanche. Le décompte de 670 jours correspond à un retour des civils au pouvoir le 31 janvier 2025.

La junte qui dirige la Guinée depuis un coup d’Etat en 2021 a mal pris cette initiative. Les autorités guinéennes se disent étonnées et demandent des explications. Le compteur a été supprimé depuis.

« Ce compte-à-rebours donne l’image d’un surveillant de classe veillant sur des élèves en examen, ce qui est évidemment inacceptable pour un pays jaloux de sa souveraineté et de son indépendance », a déclaré le ministre des Affaires étrangères, le docteur Morissanda Kouyaté, à la télévision nationale RTG. Ce compteur n’a « pas lieu d’exister », a-t-il tranché.

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