Guinée : des entrepreneurs français prêts à investir dans l’économie
Du 30 mars au 1er avril, la Banque publique d’investissement française a tenu à Conakry un forum d’affaires qui a réuni environ cinquante entreprises hexagonales, issues de secteurs variés, pour établir des contacts avec des entrepreneurs guinéens. L’objectif annoncé pour ces sociétés est de s’inscrire dans le plan de développement national baptisé « Simandou 2040 ».

La deuxième journée, mardi 31 mars, a été marquée par une série d’interventions officielles devant un parterre d’investisseurs venus écouter les priorités et les opportunités présentées par les autorités guinéennes et leurs partenaires français.
Luc Briard, ambassadeur de France en Guinée, a souligné l’essor récent de l’économie du pays — une croissance évaluée à 7 % l’an dernier — et a expliqué que cet attrait pour la Guinée tient aux bases économiques jugées solides, reconnues par les agences de notation. En mars, Standard & Poor’s a d’ailleurs relevé la note souveraine du pays à B+ tout en la plaçant sous perspective positive, signe d’une confiance accrue des marchés.
Ce regain d’intérêt n’est pas l’apanage de la France : des délégations britanniques ont également fait le déplacement à Conakry la semaine précédente, témoignant d’une animation diplomatique et économique autour des projets miniers et d’infrastructures.
Simandou 2040 et l’ambition d’industrialisation
Pour Fatima Camara, la ministre en charge de l’Industrie et du Commerce, la priorité est désormais de transformer les ressources minières en activités industrielles créatrices de valeur sur le territoire. Elle a expliqué que le pays entame une phase plus ambitieuse visant à structurer des filières capables de générer emplois et retombées économiques durables, plutôt que de demeurer dépendant de l’exportation brute de matières premières.
La ministre a insisté sur le rôle central que devra jouer le secteur privé dans cette mutation : attractivité pour les investisseurs, montée en gamme des capacités locales et construction de chaînes de valeur intégrées figurent parmi les leviers évoqués pour maximiser les bénéfices de Simandou 2040.
Mercredi 1er avril, la délégation française a prévu de visiter plusieurs sites industriels et exploitations agricoles, avant des entretiens avec les principaux responsables guinéens pour approfondir les pistes de collaboration identifiées lors du forum.
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