Guinée-Bissau: les deux principaux partis d’opposition lancent un appel au dialogue avec la junte au pouvoir
Dans un texte publié récemment, deux formations politiques ont lancé un vibrant appel aux putschistes qui ont pris le pouvoir le 26 novembre 2025 en Guinée-Bissau : elles les invitent à répondre favorablement à la main que leurs adversaires leur tendent afin de favoriser l’intérêt national.

Dans un texte publié récemment, deux formations politiques ont lancé un vibrant appel aux putschistes qui ont pris le pouvoir le 26 novembre 2025 en Guinée-Bissau : elles les invitent à répondre favorablement à la main que leurs adversaires leur tendent afin de favoriser l’intérêt national.
Les signataires estiment que la situation politique du pays est aujourd’hui marquée par une profonde paralysie, avec des institutions incapables de fonctionner normalement et un climat public de plus en plus tendu. À leurs yeux, cette impasse pourrait rapidement dégénérer en affrontements ou en mobilisations contre l’ordre établi.
Plutôt que d’exacerber les divisions, ces formations plaident pour une sortie de crise négociée. Elles demandent que les militaires, auteurs du renversement du 26 novembre 2025, considèrent l’ouverture d’un dialogue inclusif comme l’option la moins risquée pour la stabilité nationale.
Le document insiste sur la nécessité d’agir dans l’urgence pour éviter que la contestation interne ne s’amplifie et ne transforme la situation politique en un conflit aux conséquences imprévisibles pour la population.
Un appel à des négociations rapides et responsables
Dans leur manifeste, les deux mouvements précisent qu’une acceptation de l’offre de dialogue permettrait de lancer des pourparlers sur une feuille de route destinée à restaurer des institutions opérationnelles et à préparer un calendrier politique crédible. Ils rappellent que toute solution durable doit reposer sur l’implication de l’ensemble des acteurs politiques et de la société civile.
Les auteurs mettent également en garde contre les risques d’isolement et de dégradation économique qui accompagnent souvent une crise prolongée. Selon eux, préserver la paix sociale et protéger les droits fondamentaux exigent des concessions et une gouvernance transitoire transparente.
Enfin, sans détailler de mesures précises, le texte appelle à la mise en place de mécanismes de suivi et de garanties pour s’assurer que les engagements pris dans le cadre d’un éventuel accord soient tenus, afin de réduire la probabilité d’un retour à l’instabilité.
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