Gérard Depardieu en grand danger selon Denis Podalydès
En janvier 2013, Denis Podalydès, sociétaire de la Comédie‑Française, déclarait craindre qu’« on le tue » en parlant de Gérard Depardieu, dans un contexte de polémique autour de l’acteur et de son exil fiscal. À l’époque, Depardieu — figure tutélaire du cinéma français comptant plus de 200 films — avait émigré vers la Belgique puis la Russie, obtenu la nationalité russe et suscité une vive controverse politique et médiatique. Ces déclarations de Podalydès prennent une résonance particulière au regard des mises en cause judiciaires ultérieures dont Depardieu a fait l’objet.

En janvier 2013, Denis Podalydès, sociétaire de la Comédie‑Française, déclarait craindre qu’« on le tue » en parlant de Gérard Depardieu, dans un contexte de polémique autour de l’acteur et de son exil fiscal. À l’époque, Depardieu — figure tutélaire du cinéma français comptant plus de 200 films — avait émigré vers la Belgique puis la Russie, obtenu la nationalité russe et suscité une vive controverse politique et médiatique. Ces déclarations de Podalydès prennent une résonance particulière au regard des mises en cause judiciaires ultérieures dont Depardieu a fait l’objet.
Le départ de Depardieu au début des années 2010 avait déclenché un débat national sur la fiscalité des grandes fortunes : plusieurs responsables politiques avaient condamné son choix tandis qu’une partie du monde culturel soulignait son apport au cinéma. La proximité affichée avec les autorités russes et sa nationalité ont alimenté la polémique et les prises de parole d’artistes et intellectuels se sont multipliées dans les médias.
Face à cette tempête médiatique, Denis Podalydès avait pris la parole pour nuancer les attaques et défendre la place culturelle de Depardieu. Interrogé par l’AFP, il reconnaissait l’incompréhension que pouvaient susciter certaines attitudes de l’acteur tout en rappelant son statut de « monstre sacré » du cinéma français et l’importance de préserver une lecture nuancée de son parcours artistique.
Denis Podalydès inquiet qu’on « tue » Gérard Depardieu
Dans ses interventions publiques de janvier 2013, Podalydès n’éludait pas la controverse mais exprimait une crainte de l’« acharnement » médiatique et moral. Il disait éprouver envers Depardieu une « immense admiration » et employait l’image filiale pour traduire sa position : il se présentait comme un père ou un « fils » auprès duquel l’acteur pouvait commettre des erreurs pardonnables, sans que celles‑ci ne conduisent à une destruction totale de sa personne publique.
Le comédien de la Comédie‑Française évoquait un rapport personnel et protecteur, décrivant la volonté d’engager un dialogue calme plutôt que la dénonciation publique : « Je vais vraiment pas t’emmerder avec ça, je sais tout… Je lui pardonne tout dans la seconde », confiait‑il, en illustrant sa démarche par une scène imaginaire où il inviterait Depardieu à s’asseoir et à partager un verre pour discuter loin des commentaires publics.
Par ces propos, Podalydès ne faisait pas référence à une menace physique explicite mais au risque que l’exposition médiatique et la condamnation morale aient des conséquences graves sur la santé et la dignité de l’intéressé. Sa prise de parole reflétait ainsi une tension entre reconnaissance du talent et critique des comportements, tout en plaidant pour une humanité dans le traitement médiatique.
Depuis ces déclarations, la trajectoire judiciaire de Gérard Depardieu a évolué. Il a été condamné en mai 2025 pour agression sexuelle sur deux femmes pendant le tournage du film Les Volets Verts, décision contre laquelle il a fait appel. Parallèlement, il doit répondre de faits de viols après l’accusation portée par l’actrice Charlotte Arnould, qui l’a accusé de plusieurs pénétrations digitales dans son hôtel particulier en août 2018.
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