Gabon : TotalEnergies EP contraint de suspendre la production après une fuite

Le 24 février 2026, une fuite d’hydrocarbures sur un oléoduc de 10 pouces reliant le champ d’Anguille au terminal du Cap Lopez a entraîné la suspension immédiate de la production de TotalEnergies EP Gabon à Port-Gentil, après une montée anormale de pression détectée sur la conduite située dans la zone Asecna, sur l’île Mandji. La filiale du groupe a annoncé, le 25 février, l’arrêt des flux pour circonscrire l’écoulement de brut et protéger les installations du terminal pétrolier stratégique du Gabon.

Ousmane Traoré SambaVoir tous ses articles
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Economie
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Gabon : TotalEnergies EP contraint de suspendre la production après une fuite
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Le 24 février 2026, une fuite d’hydrocarbures sur un oléoduc de 10 pouces reliant le champ d’Anguille au terminal du Cap Lopez a entraîné la suspension immédiate de la production de TotalEnergies EP Gabon à Port-Gentil, après une montée anormale de pression détectée sur la conduite située dans la zone Asecna, sur l’île Mandji. La filiale du groupe a annoncé, le 25 février, l’arrêt des flux pour circonscrire l’écoulement de brut et protéger les installations du terminal pétrolier stratégique du Gabon.

Selon le communiqué publié par l’opérateur, la conduite a été isolée en amont et en aval afin d’empêcher la propagation du produit, tandis qu’une cellule de crise a été activée pour coordonner les opérations sur site. Des équipes spécialisées ont été dépêchées pour procéder au balisage de la zone, au curage des hydrocarbures présents et à l’excavation des sols affectés. Une réparation provisoire du pipeline a été réalisée pour limiter le risque immédiat, tandis que des investigations techniques sont en cours pour établir les causes exactes de la surpression et mesurer les conséquences environnementales.

La reprise des opérations dépendra de l’avancement des travaux de remise en état définitive et des validations de sécurité exigées par l’opérateur. L’incident intervient alors que la filiale fait face à une trajectoire de production fluctuante : après une moyenne d’environ 17 000 barils par jour en 2024 et 15 800 en 2023, la production 2025 est retombée autour de 16 000 barils par jour, illustrant la vulnérabilité liée au vieillissement des gisements exploités. Sur le plan financier, le chiffre d’affaires a reculé, passant d’environ 465 millions de dollars en 2024 à près de 418 millions de dollars en 2025, conséquence conjointe de volumes moindres et d’un contexte de prix moins favorable.

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Réponses techniques, enjeux d’infrastructure et précédents

Les opérations de sécurisation menées immédiatement après la fuite ont visé à limiter l’impact local et à protéger le terminal du Cap Lopez, point névralgique pour l’exportation des hydrocarbures gabonais. Le recours à des mesures de confinement mécanique et à des travaux de décontamination des sols illustre la priorité accordée à la maîtrise des risques sur des installations en activité continue. Les autorités compétentes et des spécialistes environnementaux sont mobilisés pour documenter l’étendue de la pollution et orienter les travaux de réparation.

La répétition d’incidents sur des infrastructures anciennes renforce les interrogations sur l’état du réseau de transport et la nécessité d’investissements ciblés dans la maintenance et le renouvellement des conduites. TotalEnergies EP Gabon a déjà été confrontée à une interruption comparable en 2022, ce qui alimente le débat public et sectoriel sur la résilience des installations et la capacité des exploitants à garantir la continuité de la production tout en maîtrisant les risques industriels.

Les opérations en cours intègrent des diagnostics pour comprendre si la surpression résulte d’un défaut matériel, d’un phénomène opérationnel ou d’un enchaînement de facteurs. Les conclusions de ces expertises détermineront l’ampleur des travaux nécessaires et les conditions de reprise

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