Gabon: « c’est une révolution de palais », l’opposition désapprouve le coup d’Etat
Au Gabon, le principal opposant, challenger d’Ali Bongo à la dernière élection présidentielle, ne soutient pas le coup d’État mené par les militaires. Le candidat unique de la plateforme de l’opposition doute d’ailleurs de la sincérité des putschistes.

L’opposant Albert Ondo Ossa ne soutient pas le coup d’État survenu au Gabon. « Je suis un démocrate. Un démocrate ne soutient pas les coups d’État. C’est une question de principe », a-t-il confié à RFI.
Au fond, il pense même qu’il ne s’agit en réalité pas d’un coup d’État. « Ce n’est pas un coup d’État, c’est une révolution de palais », a-t-il dit. « Oligui Nguema est le cousin d’Ali Bongo. Les Bongo ont trouvé un moyen de contourner l’imposture perpétuelle. Les Bongo ne perdent rien, ils se remettent en scène pour continuer le système à travers Oligui Nguema », a ajouté l’opposant.
Albert Ondo Ossa est sûr et certain que des membres de la famille Bongo sont en train de tirer les ficelles dans ce qui est présenté comme un coup d’État. « L’intérêt est de préserver le pouvoir des Bongo », a-t-il déclaré.
Retour à la légalité…
Albert Ondo Ossa continue de réclamer sa victoire à l’issue de l’élection présidentielle. A ce titre, il demande aux militaires de revenir à légalité. Selon lui, le retour à la légalité consiste à proclamer les vrais résultats de l’élection pour faire de lui le nouveau président du Gabon. Pour Albert Ondo Ossa, cette solution est plus simple que celle de transition prise par les putschistes.
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