La nomination de l’ex-ministre de travail, Elisabeth Borne, au poste de Premier ministre, après la démission de Jean Castex ce lundi, suscite maintes réactions au sein de la classe politique française. Pour les principales figures de l’opposition, Macron a tout simplement confirmé sa « volonté de poursuivre sa politique de mépris ».
Ce lundi soir, peu avant 20 heures, le désormais ancien Premier ministre Français, Jean Castex, va passer le témoin à sa remplaçante, Elisabeth Borne. L’ex-ministre de Travail a été choisie par le chef de l’Elysée pour former un nouveau gouvernement le plus rapidement possible.
Pour Édith Cresson, ancienne Première Femme ministre de la France, « il était temps » qu’une femme soit nommée à la tête de la Primature. Elle a salué la nomination d’Elisabeth Borne, estimant que « c’est un très bon choix ». L’écologiste et candidate aux législatives à Paris, Sandrine Rousseau, approuve également la nomination d’une femme au poste du Premier ministre, mais regrette qu’elle soit « libérale ».
L’opposition s’y oppose !
Pour l’opposition, c’est tout bonnement un très mauvais choix de la part du président Emmanuel Macron qui a nommé Elisabeth Borne au poste de Premier ministre. Dans un tweet, la rivale des plus coriaces de Macron, à la dernière élection présidentielle, Marine Le Pen, a estimé qu’Emmanuel Macron a une « volonté de poursuivre sa politique de mépris ».
« En nommant Élisabeth Borne comme Premier ministre (sic), Emmanuel Macron démontre son incapacité à rassembler et la volonté de poursuivre sa politique de mépris, de déconstruction de l’État, de saccage social, de racket fiscal et de laxisme », a tancé Marine Le Pen sur Twitter, quelques minutes après la nomination officielle de la ministre du Travail à Matignon.
En nommant Elisabeth Borne comme Premier Ministre, Emmanuel Macron démontre son incapacité à rassembler et la volonté de poursuivre sa politique de mépris, de déconstruction de l'État, de saccage social, de racket fiscal et de laxisme.
— Marine Le Pen (@MLP_officiel) May 16, 2022
La candidate malheureuse de Rassemblement National, n’est pas la seule à avoir critiqué le choix du patron de l’Elysée. Le vétéran Jean-Luc Mélenchon, voit en Borne, l’une des « figures les plus dures de la maltraitance sociale ».
« Avec la nomination de Mme Elisabeth Borne commence une nouvelle saison de maltraitance sociale », dénonce Jean-Luc Mélenchon, évoquant notamment son opposition à l’augmentation du Smic et sa défense du report de l’âge de la retraite à 65 ans. « Il y a bien un troisième tour avec les élections législatives », poursuit le leader insoumis. « Il existe une possibilité, pour les Français, de renvoyer madame Borne et de faire un autre choix avec ma candidature au poste de Premier ministre. ».
Avant d’être nommée au poste de Premier ministre, Elisabeth Borne a été successivement ministre chargée des Transports, ministre de la Transition écologique et solidaire puis ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion lors du premier quinquennat d’Emmanuel Macron.