France: Jacques Chirac faisait semblant de boire au Salon de l’Agriculture
Le Salon International de l’Agriculture a ouvert ses portes samedi 21 février au Parc des Expositions de la Porte de Versailles, mais l’édition 2026 se distingue par une absence inédite : les bovins et les volailles, touchés respectivement par la dermatose nodulaire et la grippe aviaire, ne sont pas présents. Malgré ce vide dans les halls, l’événement attire toujours des milliers de visiteurs venus découvrir les produits du terroir et rencontrer les professionnels du monde agricole.

Le Salon International de l’Agriculture a ouvert ses portes samedi 21 février au Parc des Expositions de la Porte de Versailles, mais l’édition 2026 se distingue par une absence inédite : les bovins et les volailles, touchés respectivement par la dermatose nodulaire et la grippe aviaire, ne sont pas présents. Malgré ce vide dans les halls, l’événement attire toujours des milliers de visiteurs venus découvrir les produits du terroir et rencontrer les professionnels du monde agricole.
Fidèle à sa tradition, le salon demeure un lieu de convivialité et d’animations. Dégustations, stands régionaux, musiques populaires — cornemuses bretonnes, chants basques — rythment les allées. Beaucoup profitent de l’occasion pour échanger autour d’un verre et tester des spécialités locales, tandis que des filières animales moins touchées prennent le relais pour maintenir la diversité des présentations.
La présence autrefois régulière de personnalités politiques et d’anciens présidents alimente également la mémoire collective du salon. Pendant plus de vingt ans, Jacques Chirac était un habitué remarquable : il goûtait aux mets et vins proposés et se montrait très proche des exposants. Selon Christian Jacob, député de Seine-et-Marne, l’ancien chef de l’État « trinquait avec tout le monde, mais faisait semblant de boire », une astuce rapportée au quotidien Le Parisien pour tenir le rythme des dégustations sans être dépassé.
Une édition marquée par les contraintes sanitaires et des tensions sociales
La 62e édition, qui se tient jusqu’au 1er mars 2026, a été inaugurée par Emmanuel Macron, qui a salué les efforts sanitaires et rappelé des priorités évoquées lors de son discours : souveraineté alimentaire, préservation des sols et biodiversité. Le président a indiqué : « Depuis le début de l’année, on n’a plus de cas », faisant référence aux progrès relatifs dans la gestion des foyers sanitaires.
Les organisateurs ont mis en avant près de 3 500 animaux issus d’autres filières — lamas, alpagas, dromadaires — pour compenser l’absence des bovins et volailles. L’absence des principales espèces d’élevage est liée à des risques sanitaires : la dermatose nodulaire bovine est une maladie virale qui provoque des lésions cutanées et peut conduire à des restrictions de déplacement et d’exposition des animaux, tandis que la grippe aviaire a entraîné des mesures similaires pour les volailles.
Sur le plan social, le salon se déroule dans un climat tendu. La Coordination rurale a choisi de boycotter l’inauguration présidentielle pour dénoncer certaines décisions gouvernementales. François Walraet a averti que « des agriculteurs pourraient manifester leur colère de manière pacifique », signalant des frustrations persistantes au sein du monde agricole malgré la mise en avant des enjeux sanitaires et des efforts de communication.
Les exposants et visiteurs présents tiennent à valoriser le savoir-faire régional et les produits du terroir, même si la configuration de cette édition oblige à repenser la scénographie et les animations habituelles du salon. Les organisateurs adaptent les espaces et les programmes afin de préserver les rencontres entre producteurs et consommateurs dans ce contexte sanitaire exceptionnel.
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