France : assassinat du professeur Paty, condamnations de six à 15 ans en appel

Lundi 2 mars 2026, la cour d’assises spéciale de Paris a rendu sa décision en appel à l’encontre de quatre hommes impliqués dans le dossier ayant abouti au meurtre du professeur Samuel Paty. Les condamnations vont de six ans de prison à quinze années de réclusion criminelle, selon le rôle de chacun dans l’enchaînement des faits.

Ousmane Traoré SambaVoir tous ses articles
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France : assassinat du professeur Paty, condamnations de six à 15 ans en appel
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Lundi 2 mars 2026, la cour d’assises spéciale de Paris a rendu sa décision en appel à l’encontre de quatre hommes impliqués dans le dossier ayant abouti au meurtre du professeur Samuel Paty. Les condamnations vont de six ans de prison à quinze années de réclusion criminelle, selon le rôle de chacun dans l’enchaînement des faits.

Les peines les plus sévères ont été attribuées à Brahim Chnina, âgé de 54 ans, et à Abdelhakim Sefrioui, 66 ans. Le tribunal a retenu contre eux leur responsabilité dans le lancement et la promotion d’une campagne de dénigrement sur internet, qui aura contribué à faire de l’enseignant une cible.

La mise en cause de Samuel Paty est liée au fait qu’il avait montré, lors d’un cours sur la liberté d’expression, des caricatures du prophète Mahomet. Cette controverse en ligne s’est achevée tragiquement lorsque le jeune jihadiste tchétchène Abdoullakh Anzorov a décapité le professeur.

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Deux autres prévenus, considérés comme des proches de l’auteur de l’attentat — Naïm Boudaoud, 24 ans, et Azim Epsirkhanov, 25 ans — ont été condamnés pour association de malfaiteurs à respectivement six et sept ans de détention. Le tribunal a toutefois estimé que leur dossier ne présentait pas le caractère terroriste qui aurait pu aggraver leurs peines.

Modalités et circonstances des faits reprochés

Les juges ont relevé que Boudaoud et Epsirkhanov avaient aidé Anzorov à se déplacer et à se procurer des armes avant le passage à l’acte. Le crime a été commis le 16 octobre 2020 à proximité du collège du Bois d’Aulne, à Conflans-Sainte-Honorine, dans les Yvelines.

Pour Chnina et Sefrioui, la condamnation vise leur rôle moteur dans la diffusion et l’amplification du message hostile contre le professeur, une dynamique que la cour a considérée comme déterminante dans le passage à l’acte meurtrier.

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La décision de la cour d’assises spéciale intervient à l’issue de la procédure d’appel, qui a réexaminé les responsabilités et les qualifications pénales retenues lors de la première instance.

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