Flavie Flament répond aux accusations d’avoir reçu Patrick Bruel
Flavie Flament a annoncé mi-mai sa décision de déposer plainte contre Patrick Bruel pour des faits qu’elle situe en 1991, lorsqu’elle avait seize ans. Suite à l’enquête de Mediapart publiée en mars et aux dizaines de témoignages réunis autour du chanteur, l’animatrice est revenue publiquement sur les raisons qui, selon elle, l’ont empêchée de parler plus tôt et l’ont contrainte à continuer à l’inviter dans ses émissions malgré le traumatisme.

Dans son message publié sur Instagram, Flavie Flament a écrit : « J’ai de nouveau rendez-vous avec mon passé. Et un homme qui a pillé mon adolescence. Je porte plainte contre Patrick Bruel pour viol. Pour que la vérité éclate, pour que justice soit rendue ». Sa prise de parole avait d’abord eu lieu auprès de Mediapart sous un pseudonyme, avant qu’elle ne confirme ensuite son identité et sa volonté d’engager des démarches judiciaires.
La réapparition d’archives d’émissions où elle recevait Patrick Bruel a suscité des réactions contrastées : des soutiens, mais aussi des remises en question de sa crédibilité sur les réseaux et dans certains médias. Flavie Flament a expliqué que ces images ne contredisent pas son récit et qu’elles doivent être lues à l’aune du contexte professionnel et personnel dans lequel elle se trouvait à l’époque.
La mise au point de Flavie Flament
Invitée de l’émission C ce soir le jeudi 4 juin, dont le débat portait sur « Patrick Bruel : Un réveil collectif ? », Flavie Flament est revenue sur les critiques liées aux rediffusions d’archives et sur les raisons qui l’ont conduite à continuer de recevoir l’artiste à l’antenne. « J’ai été contrainte de le recevoir », a-t-elle déclaré, soulignant la pression liée à sa carrière naissante dans les émissions de variété.
Elle a dit avoir très tôt perçu un « tout le monde savait », expression qu’elle associe à une atmosphère de connivence et de silence autour des faits qu’elle dénonce. À propos des images et des photos reprises par certains commentateurs, elle a insisté : « Que les clichés ne sont pas toujours la preuve de la réalité des choses », citant l’exemple de photos de famille où des enfants apparaissent assis sur les genoux d’un proche agresseur.
Flavie Flament a rappelé qu’elle a débuté sa carrière de présentatrice à 23 ans et qu’à ce stade elle ne se sentait pas en mesure de refuser la venue d’une star comme Patrick Bruel sans risquer de compromettre son avenir professionnel. « J’ai vécu dix ans dans cette situation. Je faisais en sorte de l’éviter. Je n’avais pas le pouvoir de dire non », a-t-elle affirmé, ajoutant : « Imaginez-moi à 23 ans dire ‘je ne vais pas recevoir Patrick Bruel’… Je n’aurais pas eu de carrière, j’aurai renoncé à ma vie professionnelle, j’aurai été traitée de ‘folle’ ».
Elle a également évoqué la crainte d’un impact personnel et social sévère pour celles et ceux qui dénoncent, citant des lanceuses d’alerte traitées comme des personnes instables après avoir parlé. « C’est ça la réalité, dans ce tout le monde savait », a-t-elle conclu lors de son intervention.
Articles liés
Mylène Farmer coincée dans une trappe laisse un très mauvais souvenir à un animateur de TF1
Niska annonce une nouvelle date au Stade de France après un sold out express
Enrique Iglesias agressé sexuellement par une fan ? Le chanteur publie une vidéo
David et Jonathan se retrouvent 38 ans après ‘Est‑ce que tu viens pour les vacances’ pour leur première tournée
Commentaires
Les commentaires se chargent lorsque vous arrivez ici.