Éthiopie : Le Premier ministre accuse l’Érythrée de «massacres» durant la guerre au Tigré

Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a accusé pour la première fois l’Érythrée d’avoir commis des exactions durant le conflit dans le Tigré, affirmant mardi devant le Parlement que des violences de grande ampleur avaient été perpétrées dans la région. L’information, relayée par l’Agence France-Presse, intervient dans un contexte de tensions croissantes entre Addis-Abeba et Asmara.

Ousmane Traoré SambaVoir tous ses articles
Le · MàJ le
Sécurité
429vues
Éthiopie : Le Premier ministre accuse l’Érythrée de «massacres» durant la guerre au Tigré
Publicité
1 min de lecture
Google News

Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a accusé pour la première fois l’Érythrée d’avoir commis des exactions durant le conflit dans le Tigré, affirmant mardi devant le Parlement que des violences de grande ampleur avaient été perpétrées dans la région. L’information, relayée par l’Agence France-Presse, intervient dans un contexte de tensions croissantes entre Addis-Abeba et Asmara.

Selon les déclarations d’Abiy, des épisodes sanglants se seraient déroulés notamment à Axoum, tandis que des pillages auraient visé la localité d’Adwa. Le chef du gouvernement éthiopien, qui avait mis du temps à reconnaître la présence de forces érythréennes aux côtés des troupes fédérales, a rendu Asmara responsable de ces actes commis durant les opérations militaires.

Le conflit, qui a opposé les forces fédérales aux dirigeants régionaux entrés en rébellion, a fait, d’après un bilan de l’Union africaine, un nombre de victimes extrêmement élevé entre novembre 2020 et novembre 2022 — environ 600 000 personnes. Ces chiffres illustrent l’ampleur de la crise humanitaire et des violences qui ont secoué la région pendant cette période.

Publicité

Réaction d’Asmara

En réponse aux accusations, le ministre érythréen de l’Information, Yemane Gebremeskel, a démenti les allégations dans une réponse écrite adressée à l’AFP. Il a qualifié les propos d’Abiy de calomnieux et d’infantiles, estimant qu’ils n’étaient guère susceptibles de convaincre quiconque et ne méritaient pas une riposte détaillée. Ce nouvel échange verbal souligne l’aggravation des relations diplomatiques entre les deux capitales depuis la fin des hostilités.

Articles liés

Merci pour votre lecture — publicité