États-Unis : réactivation de l’Agoa pour un an, l’Afrique du Sud mise à l’épreuve
Le 2 février, les autorités américaines ont décidé de réactiver pour douze mois l’African Growth and Opportunity Act (AGOA). Cette remise en vigueur court sur une période d’un an à compter de cette date.

Instauré au début des années 2000, ce dispositif autorise les pays africains qui remplissent les critères d’éligibilité à écouler certains de leurs produits sur le marché des États-Unis sans être soumis aux droits de douane habituels. L’avantage concerne des catégories de marchandises précis, sans que la mesure ne s’applique à l’ensemble des exportations.
La décision d’application pour une année est accueillie comme un soulagement, en particulier par les économies africaines tournées vers l’exportation de produits agricoles et de biens manufacturés. Parmi les États bénéficiaires, l’Afrique du Sud apparaît comme celui qui tirait le plus grand profit de ce régime. Ce renouvellement procure un répit à la « nation arc‑en‑ciel », tout en laissant subsister des incertitudes quant à l’avenir du mécanisme.
Accès commercial et temporalité
En rétablissant l’AGOA pour une durée déterminée, Washington offre un cadre tarifaire préférentiel temporaire aux partenaires africains jugés admissibles. Le mécanisme, tel qu’il a été conçu au début des années 2000, repose sur des critères d’éligibilité et couvre uniquement une sélection de produits autorisés à l’entrée sur le territoire américain sans frais douaniers.
Les secteurs agricoles et manufacturiers des pays concernés sont particulièrement impactés par cette décision, qui restaure des conditions d’accès au marché américain pour ces filières. L’Afrique du Sud, en tant que principal bénéficiaire historique, retrouve ainsi un accès préférentiel mais doit composer avec l’incertitude liée au caractère provisoire de la mesure.
La durée limitée de douze mois de cette réactivation signifie que le régime reste susceptible d’évolutions à l’issue de cette période.
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